‹ Contribution à l'Étude de l’Oléothorax ThérapeutiqueChapitre 17 sur 42 · CONDUITE DU TRAITEMENT · texte numérisé non relu

CONDUITE DU TRAITEMENT

Quoi qu’en disent certains auteurs, nous pensons qu’il convient de faire des injections très lentement progressives (1 cmc. environ au début). On aura ainsi le maximum de chances d’évi-

ter les grosses réactions fébriles qui peuvent suivre les premières injections importantes, ou de grosses réactions pleurales dont on ne peut devenir maître. Une fois seulement dans nos cas nous avons eu une poussée liquidienne inquiélante, en suivant ce principe (obs. n° 14). Il s'agissait vraisemblablement d'une plèvre particulièrement sensible. Dans les autres cas où une réaction liquidienne est apparue elle a toujours été rela-

M. Bertheau ; 2

Rime

tivement modérée ; dans certains elle a pu permettre d’abandonner les injections, jouant elle-même le rôle de l'oléothorax que l'on se proposait d’instituer (obs. n°20, 26).

Le remplissage de la plèvre doit se faire à raison de une ou deux injections par semaine les premiers temps, puis d'une injection tous les 15 jours ou 3 semaines ensuite. Les injections de quelques centimètres cubes d’abord, passent progressivement à 10, 20, 30, 50 et plus. Chaque injection huileuse est complétée par une insufflation de gaz. Le choix des doses doit rester évidemment subordonné aux réactions du malade. L'important est de ne progresser que très prudemment. Jamais le remplissage ne doit être complet. Il convient en effet de laisser une poche gazeuse de sécurité. C’est pour nous une des règles de technique les plus importantes. Cette poche gazeuse fera ainsi tampon, au cas où une poussée intempestive de liquide apparaîtrait et évitera l'apparition rapide d’une pression pleurale trop importante et éventuellement une perforation. Dans les cas où l’oléothorax est terminé et stable (c’està-dire qu'il ne se produit aucune poussée liquidienne même légère), il conviendra pour maintenir cette poche de faire de temps en temps des réinsufflations de gaz.

Quelle sera l'étendue de la poche gazeuse ? La quantité de : liquide nécessaire à l'efficacité d’un oléothorax est variable avec diverses causes: hauteur des lésions pour l’oléothorax collapsothérapique, symphyse plus ou moins réfractaire pour l'oléothorax antisymphysaire, en particulier. Souvent un oléothorax aux deux tiers plein de liquide, lorsque les indications ont été posées dans le sens que nous avons dit, suffira à enrayer une symphyse ou à comprimer une lésion: Quoi qu'il. en soit, en pratique, on ne devra jamais laisser le niveau liquidien supérieur atteindre la clavicule sans vérifier la pression, voire même dans la majorité des cas sans faire une petite ponction évacuatrice.

L'e Mer

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