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PRISE DES PRESSIONS

La poche gazeuse sera d'autre part très utile pour vérifier constamment et avec la plus grande facilité la pression intrapleurale. Passant du sommet où elle se trouve dans la position verticale, à la zone axillaire dans le décubitus latéral, elle permet ainsi aisément la prise de la pression avec le manomètre à eau de l'appareil à pneumothorax.

Nous avons déjà dit préalablement que nous considérions qu’il était nécessaire pour rester dans les limites compatibles avec la sécurité indispensable, de ne jamais réaliser sauf indication exceptionnelle d’oléothorax en pression supérieure à l'atmosphérique. Ce que nous voulons réaliser dans la majorité des cas et ce qui nous paraît devoir suffire le plus souvent, lorsque l'indication est bien choisie, c’est un oléothorax en pression voisine ou légèrement inférieure à l’atmosphérique, c'est-à-dire ce que l'on a convenu d'appeler oléothorax en pression neutre. Dans ces conditions, l'emploi de manomètres pouvant mesurer, d'une façon plus ou moins précise d’ailleurs, la pression d’une poche huileuse sous tension n’est plus d'aucune utilité. Nous avons dit que nous voulions nous efforcer de maintenir une poche gazeuse suffisamment large pour permettre la prise facile de la pression. Au cas où les dimensions de cette poche seraient insuffisantes, ou encore où l’on aurait été conduit par exception à un remplissage ‘complet de la plèvre, on aurait, quant à la notion de la pression, une approximation très suffisante en opérant comme suit: °?

Il suffit d'introduire une aiguille à pneumothorax dans la plèvre et d'observer si de l'huile reflue par l'aiguille : la pression est alors supérieure à l’atmosphérique et du liquide doit

être retiré par ponction. Si au contraire il y a aspiration de

gaz par l'aiguille, la pression est inférieure au o.

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CONTROLE RADIOLOGIQUE.

Nous ne ‘saurions trop insister sur la nécessité d’une surveillance rigoureuse et fréquente des oléothorax.

En ce qui concerne les oléothorax en voie de constitution, il est bien évident que chaque nouvelle réinjection d'huile sera précédée d’un examen radioscopique. Celui-ci permettra d’abord de voir si aucune réaction liquidienne ne s’est produite, puis de repérer complètement la poche et par conséquént de se placer dans les conditions optima pour la nouvelle injection, en évitant, en particulier, de façon certaine la blessure du poumon.

En ce qui concerne les oléothorax complètement formés, il

est bon de les examiner régulièrement et très fréquemment à l'écran; tous les mois au minimum. Cela permettra d'éviter aussi bien une poussée liquidienne importante, cause possible de perforation pulmonaire, qu’une résorption inopinée d'huile. Une disparition presque totale de la poche gazeuse existe-telle ? Y a-t-il une déviation importante du médiastin ? L’étendue de la poche gazeuse a-t-elle seulement diminué sur la fois précédente ? Toute modification radioscopique doit inciter à vérifier la pression.

. Quoi qu'on en ait dit, il est généralement facile de faire cet examen radioscopique, même si la poche gazeuse est absente. L'aspect de la poche d’olécthorax avec le niveau horizontal qui sépare huile en baut, exsudat pleural en bas, est aujourd'hui classique. Nous estimons pour notre part qu'il.n’est en pratique jamais besoin d'employer la méthode de Morin et Boussée (lipicdol intrapleural) et que l'on peut toujours arriver à distinguer très bien les contours du moignon. Ce bon repérage du moignon, facile dans la majorité des cas, rend par conséquent inutiles les aiguilles spéciales qu'on a proposées pour éviter la blessure du poumon.

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