CONDUITE DU TRAITEMENT
a) La ponction. — Nous la faisons généralement en position couchée (décubitus dorsal). Il y a intérêt à ne pas la faire trop basse à cause du plus grand nombre de membranes généralement existant dans le bas-fond pleural. En pratique, nousintervenons sur la ligne axillaire à hauteur du mamelon ou légèrement plus bas. Si l'on tient à vider complètement la plèvre, il suffit de surélever un peu le siège du malade, ce que nous faisons dans les lavages pleuraux. L'évacuation complète de la plèvre qui semble à priori logique, ne nous a pas paru à l'usage avoir une réelle utilité,
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b) L’injection. — Après ponction de 500 à 1.000 cmc. avec le trocart comme nous l'avons dit, nous faisons l'injection par le trocart lui-même avec une seringue ordinaire de 20 cmc. Ici nous commençons par des doses plus fortes que dans l'oléothorax mécanique. C’est qu’en effet l’huile injectée va se mélanger à l’exsudat persistant et se trouver ainsi diluée considérablement. De plus, la plèvre dans ces cas est épaissie, chroniquement enflammée et moins susceptible d’une réaction brutale. Nous injectons ainsi dès la première fois 10 à 20 cmc. d'huile suivant le cas.
c) Conduite proprement dite. — Chaque nouvelle intervention, faite après un examen radioscopique pour nous rendre compte exactement de la quantité de liquide, comprendra ces deux temps : ponction, puis injection. Nous interviendrons ainsi tous les 8 ou 15 jours. Dans les bons cas, après 5 ou 6 ponctions nécessitant une ablation importante de liquide, on verra celui-ci se reproduire de moins en moins et ne nécessiter que des ponctions de plus en plus espacées. Parallèlement les quantités d'huile injectées auront été augmentées progressivement pour, partant de 20 cmc. monter à 100, 150 sans dépasser guère ces quantités. Si bien qu'à un certain moment le liquide retiré sera de l'huile presque pure : l’oléothorax sera institué. j
Ici, plus encore que pour l’oléothorax mécanique nous insisterons sur la nécessité de ne faire que des oléothorax incomplets
et de laisser persister dans la plèvre une poche gazeuse de sécu-
rité. Nous avons suffisamment insisté sur ce fait pour loléothorax mécanique pour n’y plus revenir. D'ailleurs, le remplissage de la plèvre est inutile. L'oléothorax doit être un simple bain pleural huileux. Par contre, nous avons l’habitude de recommander aux malades de faire leur cure dans différentes positions et nous recommandons spécialement la position déclive,qui permet à l’huile de venir baigner jusqu’au dôme pleural. *
d) Surveillance. — La surveillance des oléothorax désinfec-
SR
tants ser4 aussi rigoureuse que celle des oléothorax proprement dits. Chez eux peut-être encore plus fréquemment se voient ces poussées liquidiennes à bas bruit qu’il convient de dépister et de traiter afin de n'être pas surpris par une com-
plication.