PERFORATIONS PLEURO-PULMONAIRES
. Nous ne voulons pas ici insister sur ce chapitre qui a été l'objet de nombreuses communications et qui a été traité d’une façon complète dans la thèse de Arnaud. i
Nous avons observé, pour notre part, quatre perforations sur cinquante-et-un cas traités, pourcentage qui nous semble inférieur à celui signalé par différents auteurs ; ce qui nous paraît une justification de plus de la technique que nous proposons. |
Ces quatre cas (obs. n° 13, 23, 38,45) sont exposés plus loin. Ils relèvent de mécanismes différents. En effet, la perforation. pleuro-pulmonaire au cours de l’oléothorax est causée par deux mécanismes forts différents, bien que ces deux ordres de facteurs puissent être plus ou moins associés.
Mécanismes, — En premier lieu, la perforation peut être consécutive à l’évolution dans le poumon collabé de lésions
qui en s'étendant viennent s'ouvrir à la plèvre. C'est le même
mécanisme que celui qui est responsable de la perforation
dans le pneumothorax spontané. C’est par lui que se produisent les perforations les plus graves, car la déchirure faite en tissu malade n’a généralement aucune tendance à se cicatriserspontanément (obs. n° 38).
Le deuxième mode de perforation est purement mécanique: il s’agit de déchirure du tissu pulmonaire sous l'influence : d'une pression excessive survenue dans un blocage huileux. Il faut évidemment pour déchirer une plèvre épaissie une pression considérable, mais celle-ci peut être réalisée de façons différentes.
Ou bien dans un blocage huileux sous pression les efforts de la toux peuvent amener la brusque rupture de la poche pleurale. Ou bien, plus souvent, et c'est de ce mécanisme que relève l’un de nos cas (obs. n° 13) la surpression est due à une poussée liquidienne sous l'huile. On sait combien ces poussées liquidiennes sont insidieuses, parfois sans douleurs ni élévation thermique, et il faudrait une surveillance radiologique trop étroite, presque impossible dans la pratique, pour pouvoir les dépister à leur début et en prévenir les conséquences. En effet, dans une poche uniquement huileuse ou liquidienne, il suffit d’une exsudation minime pour déterminer un accroissement considérable de la pression intrapleurale.
C'est ce qui justifie notre téchnique et qui interdit, à notre sens, sauf exception, de procéder à un remplissage de la plèvre complet. Il suffit en effet d'une poche gazeuse même minime, pour que, grâce à ce gaz qui est compressible, toute grosse surpression intrapleurale soit de ce fait complètement impos- "sible,
Symptomatologie. —- Nous n’insisterons pas sur cette symptomatologie. Les aspects cliniques variables vont depuis la petite fissuration, traduite par la présence d'un peu d'huile dans l’expectoration, à la grosse perforation avec vomiques huileuses répétées. :