‹ Contribution à l'Étude de l’Oléothorax ThérapeutiqueChapitre 24 sur 42 · COMPLICATIONS LIÉES A L’IRRITABILITÉ PLEURALE · texte numérisé non relu

COMPLICATIONS LIÉES A L’IRRITABILITÉ PLEURALE

A) Réactions thermiques. — Elles sont habituelles dans l’oléothorax proprement dit puisqu'il s’agit d'une injection d'huile dans une plèvre qui n’à pas été le siège d’un épanchement. Ces réactions sont généralement de courte durée, mais peuvent se reproduire assez longtemps après chaque injection, pour finir par disparaître quand la plèvre est en quelque sorte accoutumée. à

Nous r’avons jamais observé de réaction violente ou très durable en raison probablement des faibles doses injectées. La réaction thermique nous paraît en effet en rapport avec la quantité d'huile introduite contrairement à ce que pensent les auteurs roumains Daniello et Alexandrov. Nous avons l'habitude de commencer par quelques eme. (1 cmc. pour l’oléothorax mécanique) et de monter très lentement comme nous l’avons dit à propos de la technique.

B) Réactions liquidiennes. — a) Nous avons surtouten vue les réactions liquidiennes du début de l’oléothorax. C'est là une complication importante et sur laquelle a justement insisté M Dumarest, mais elle ne nous semble pas avoir l'importance que cet auteur lui attribue. |

Il est certain que l'injection d'huile dans une plèvre qui n’a jamais été le siège d’un épanchement entraîne souvent, en même temps que la réaction thermique, une réaction liquidienne, qui reste généralement limitée et qui peut être éphémère. Dans certains cas, elle peut être favorable et l’on est en droit de chercher à ja produire car elle peut suffire à elle seule à amener l'efficacité cherchée du pneumothorax. Nous avons assez longuement insisté sur ce point à propos des indications.

Nous ne retiendrons donc que les réactions pleurales qui, par leur abondance et leur durée, dépassent le but que l’on s'était proposé, en produisant un épanchement très abondant

et indéfiniment récidivant. Nous n'avons noté qu'un seul cas de ce genre ; nous l'avons signalé déjà (obs. n° 14). b) Ultérieurement, dans le cours de l’oléothorax, un certain degré de réaction liquidienne à la présence du corps étranger « huileux est la règle. Il persiste constamment au-dessous de la poche huileuse, une poche liquidienne généralement dense, nettement visible aux rayons X avec une ligne de démarcation horizontale très nette qui donne à l'oléothorax son aspect radiologique bien connu.

Cette pleurésie chronique est susceptible de réveils inopinés, mais ceux-ci sont rarement bruyants. Tout se borne généralement à quelques irrégularités de la courbe thermique, à quelques douleurs thoraciques et encore ces symptômes peuvent-ils manquer. Ceci explique le danger qu'il y a, et nous y reviendrons à propos des perforations, à laisser subsister dans la plèvre une poche huileuse sans conserver au-dessus d’elle une poche gazeuse.

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