‹ Contribution à l'Étude de l’Oléothorax ThérapeutiqueChapitre 39 sur 42 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Nous n'avons pas eu pour but dans ce travail de passer en revue tout ce qui a trait à l’oléothorax, mais seulement de rapporter les constatations que rous avons faites et les règles de conduite que nous en avons déduites, lors de l’observation des 51 cas d’oléothorax thérapeutiques créés et suivis pour la plupart à l'Hôpital Laënnec dans le service du Professeur Léon Bernard.

2° Nous séparons notre étude en deux chapitres :

L'un a trait à l’oléothorax proprement dit ou oléothorax mécanique, véritable méthode de collapsothérapie.

L’autre à l'oléothorax désinfectant qui doit s’apparenter par ses indications et sa technique aux lavages de plèvre.

3° Nous avons presque complètement éliminé de notre pratique le blocage huileux sous pression de la plèvre qui, en raison des risques élevés qu’il comporte doit, à notre sens, rester une méthode d'exception.

4 L'OLÉOTHORAX MÉCANIQUE comporte :

À — Des indications diverses et inégales.

a) L’oléothorax antisymphysaire nous paraît d’un emploi très limité et ne saurait être justifié, à notre avis, ni dans les pneumothorax inefficaces, ni surtout dans ceux qui se sont montrés efficaces depuis plusieurs mois lorsque survient la symphyse,. I est donc réservé à quelques cas de symphyse très précoce

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et dans certaines conditions seulement que nous avons essayé de préciser.

b) L'oléothorax dit compressif trouve plus souvent que le précédent son application. Ayant pour but de remplacer dans son action-souvent favorable lépanchement pleural, lorsque celui-ci tarde à se produire, il s'applique surtout aux lésions qui occupent la moitié inférieure de l’hémithorax à la condition que l'absence d’adhérences pleurales ait été véritiée d’une façon certaine.

B. — Une technique qui est simple si l’on s'efforce de maintenir l'huile dans une pression voisine de l’atmosphérique (oléothorazx dit neutre). I nous paraît important, pour se mettre à l'abri des accidents, de ne pas remplir complètement la poche d'huile (oléothorax incomplet) et surtout d'opérer l’extraction de l’huile de manière très précoce, au plus tard après quelques mois (oléothorax éphémère).

5° L’OLÉOTHORAX DÉSINFECTANT ne trouve son application que dans les cas où sont restés sans effet les lavages de plèvre qui doivent toujours être essayés en premier lieu.

Comme les lavages pleuraux, il s'applique à toutes les pleurésies purulentes tuberculeuses retentissant de façon durable sur l’état général, se reproduisant avec grande rapidité, se compliquant de suppurations chroniques pariétales, ou encore à celles qui sont infectées secondairement par des germes pyogènes, à la condition toutefois qu’il ne coexiste pas de perforations pleuro-pulmonaires.

Sa durée ne saurait excéder quelques semaines. Il doit être cessé aussitôt qu'efficace.

6° Les complications mécaniques de l’oléothorax nous paraissent pouvoir être presque sûrement éliminées par la technique que nous proposons. Elle ne peut pas toutefois mettre complètement à l’abri des perforations pleuro-pulmonaires, complica-

lésions en activité.

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