‹ Contribution à l'étude de nouvelles médications scléro-santesChapitre 16 sur 27 · EMPLOYES ACTUELLEMENT EN FRANCE · texte numérisé non relu

EMPLOYES ACTUELLEMENT EN FRANCE

La méthode sclérosante des varices a pris son réel essor à partir de 1920. En 1916, SicARD remarque que les produits arsenicaux hypersodiques employés chez les syphilitiques amenaient une oblitération des veines injectées sans douleurs, ni œdème. De là son idée d'employer les solutions sodiques. Le premier produit qu'il essaya fut le carbonate de soude qui produisit malheureusenient beaucoup d’escarres. Il labandonna pour le salicylate de soude à 20, 30 ou 40 %.

En 1922, GENEVRIER pubiie les résultats obtenus avec la solution de quinine urée.

En 1925, MONTPELLIER et LACROIX d’Alger essayent avec succès la solution de biiodure de mercure — d’autres produits chimiques sont entrés dans la pratique courante en France.

La solution iodoiodurée (iode, 1 gr.; iodure de sodium, 2 gr.; eau distillée, 100 em“) est employée avec succès, la solution de glucose à 66 %. Actuellement les recherches se poursuivent, de nombreux agents sclérosants naissent en France et à l’étranger.

Les produits énumérés ci-dessus ne sont pas inoffensifs.

Le Salicylate de soude est redouté des malades à cause

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des crampes qu'il donne immédiatement après l'injection. Il a plus de tendance à donner des periveinites précoces (SICARD) est capricieux dans ses effets. Il est contre-indiqué chez les albuminuriques. Par ailleurs, on a observé des accidents généraux à type de vertiges, tendances syncopales, vomissements, urticaire.

Il donne des escarres si l’on injecte à côté de la veine.

La soiution de quinine urée donne des résultats plus constants et jouit d’une granile faveur en France. Son injection n’est pas douloureuse, mais elle donne des escarres. On chbserve les accidents généraux de lPintolérance à la quinine, certes moins fréquemment que dans la sclérose hémorroïdaire, mais qui font limiter son emploi. On doit proscrire son emploi

— Chez les malades qui ne supportent pas normalement les sels de quinine.

— Chez les femmes si on soupçonne un état de grossesse.

Le Biiodure de mercure n’est pas beaucoup employé. à l'heure actuelle.

Au lendemain de son emploi apparaît une douleur locale qui persiste (SICARD). Il à de plus tendance à donner des veinites ascendantes ainsi que des escarres souvent douloureuses.

Son emploi paraît être particulièrement indiqué pour un ulcère de jambe dont on soupçonne une origine syphilitique.

La Solution iodo iodurée empêche de distinguer le reflux de sang dans la seringue.

De plus elle est contre-indiquée chez les tuberculeux pulmomnaires.

Les Solutions glucosées à 66 % contre-indiquées chez les diabétiques ou simplement les « glycémiques » donne des réactions plus violentes par temps chaud.

Nous voudrions dans ce présent paragraphe attirer l’attention sur les « soiutions savonneuses » (Dicksen WRIGHT) employées en Angleterre et en Amérique depuis vingt ans.

En 1930, PP, KiTTEL et TWISTINGTON HAYE publient les ré-

Ce sultats obtenus avec le morrhuate de soude. Le morrhuate de soude est un sel de « l'acide morrhuique » qui est lui-même un mélange d’acides gras non saturés du foie de morue. Les résultats furent encourageants. Le morrhuate de soude est employé encore couramment principalement en Amérique.

Mais ce sel présente des inconvénients graves en dehors de ses avantages certains qui sont l’absence des douleurs lors de l'injection, l'absence d’escarres. |

C’est un produit capricieux dans ses effets. Cela s'explique fort bien par la complexité des produits qui entrent dans sa composition. Thomas GLASER à pu dire que «la composition: du miorrhuate de soude n’est jamais la même dans deux ampoules différentes ». D'autre part, on a bien souvent une réponse tardive quelquefois un mois après linjection.

Les accidents cutanés du type anaphylactique observés, le collapsus parfois mortel constituent des inconvénients plus graves. On observe en effet :

— Des réactions d’urticaire parfois géante ;

— De l’eczéma ;

— Des sacralgies.

JORDAN pense que les réactions cutanées observées viennent d’une erreur technique, et qu’on a injecté de la solution en dehors de la veine.

Il déclare que 50 % des sujets soumis à une intra-dermo-

réaction faite avec des solutions savonneuses diluées, présentent au point d'injection des réactions cutanées du type de celles observées avec le morrhuate de soude. Qu'il y'ait ou non injection extra-variqueuse la complexité chimique du morrhuate de soude suffit à expliquer les aceidents observés et en a fait de plus en plus abandonner l'emploi.

C’est à cet inconvénient majeur que les chimistes anglais se sont attaqués de 1930 à 1938 et ont fait la synthèse d’une sclution simple d'acides gras : l’oléate de monoethanolamine.

En 1937 et 1938, BIEGELEISEN, MEYER, GLASSER décrivaient les résultats observés avec l’oléate de monoethanolamine.

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