‹ Contribution à l'Étude de Quelques Conséquences Éloignées de la SyphilisChapitre 5 sur 11 · GOUP D'ŒIL D'ENSEMBLE · texte numérisé non relu

GOUP D'ŒIL D'ENSEMBLE

sur les affections parasyphilitiques.

: « On croit trop, dit M. le professeur Fournier, que « la syphilis, maladie spécifique, se restreint à des | « manifestations et à des lésions d'ordre spécifique. « Erreur profonde, erreur d’anatomo-pathologistes « exclusifs et à courte vue, erreur à laquelle l'obser- « vation inflige un démenti journalier. On a dit : « La < syphilis, ne fait que de la syphilis. » Hlusion! La syphilis fait autre chose que de la syphilis. Elle ne « réagit pas seulement sur ses victimes en tant que « maladie spécifique et par son poison propre, elle « réagit aussi sur elle en tant que maladie générale, « et cela de par la perturbation profonde qu'elle « apporte dans l'organisme, de par la crase humorale « qu’elle modifie, de par le tempérament qu'elle affecte,

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« la santé qu'elle altère, etc. Et ces influences d'un « autre ordre, d'un ordre non spécifique, se traduisent « souvent par telles ou telles manifestations morbides, « qui, pour être issues de la syphilis comme origine, « n'ont cependant plus rien de syphilitique comme « nature. » :

L'anatomie pathologique, en effet, ne révèle, dans ces cas, aucun des caractères habituels des lésions syphilitiques ; le traitement est sans influence.

En première ligne, parmi ces affections, figurent la syphilide pigmentaire et le tabes. La paralysie générale et l'amyotrophie progressive décrites par M. Raymond ne présentent peut-être pas des relations aussi certaines avec la syphilis. Mais les faits de plus en plus nombreux tendent à établir l'origine habituellement syphilitique de la première ; et pour ia seconde les caractères cliniques indiqués par M. Raymond sont bien spéciaux et semblent correspondre à une entité morbide bien définie, à laquelle l’étiologie n'assigne comme origine possible que la syphilis. A un plan plus reculé, se placent des maladies qui n'ont certainement pas toujours leur point de départ dans la syphilis: telles la neurasthénie, l'hystérie, l'épilepsie même et peut-être le goitre exophthalmique. Le cadre s'agrandit encore si on considère la syphilis héréditaire et ses suites probables : cachexie fœtale, malformation auxquelles il faut peut-être ajouter certains cas de rachitisme, d'hydrocéphalie, de méningite, etc.

Et ce n'est pas tout encore. Quelques maladies n'ont pas encore reçu droit de cité dans la syphiligraphie.

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SRE Mais la fréquence des antécédents spécifiques conduit à se demander si la syphilis n'a pas agi comme cause déterminante. Nous citerons en première ligne le brightisme, l’athérome localisé ou généralisé, le diabète, la leucoplasie buccale, le psoriasis. Il est bien certain qu'on ne peut songer à considérer comme syphilitiques la plupart de ces accidents, mais quand on trouve, dans les antécédents du malade, une infection aussi grave et aussi profonde que la syphilis, on n'a pas le droit de rejeter à priori l'hypothèse de son intervention. À plus forte raison doit-on en tenir grand compte, quand l’étiologie de maladies à origine aussi vague que celles que nous venons d’énumérer, révèle la syphilis dans une bonne partie des cas.

. Ces préliminaires posés, passons à l'examen des cas particuliers qui font l'objet de notre travail.

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OBS ER VAT FON I Goitre exophthalmique.

(Note communiquée par notre ami le D' P...)

En 1891 est entré à l’Hôtel-Dieu, salle Saint-Christophe, lit n° 2, un garçon de 25 ans, exerçant la profession de comptable. Il venait se faire traiter pour une toux accompagnée d'amaigrissement et de sueurs, qui l'avait fait considérer comme phthisique. L'examen des poumons fut négatif, maïs il existait une tachycardie qui attira l’attention : il n’y avait pas d'exophthalmie, mais seulement un éclat particulier des yeux accompagné d’un peu de nystagmus. Tuméfaction légère du cou. Le tremblement n'apparaissait qu’à l’occasion de certains mouvements. Soif vive. Polyurie.

Le diagnostic de goitre exophthalmique fut porté, et le malade amélioré par l’hydrothérapie et la teinture de vératrine viride à la dose de vingt gouttes par jour.

Comme antécédents, on n’a pu relever dans l’histoire du malade que la syphilis, contractée à 19 ans et qui aurait été régulièrement soignée. Toutefois, le malade s'en préoccupait beaucoup et mettait sur le compte de Ia syphilis tous les accidents qu’il éprouvait. On essaya de lui donner de l’iodure de

— IT — potassium, mais il fut très ri supporté, provoqua une céphalée

intense, de l'acné abondante et son usage dut être Suspendu au bout de trois jours.

Tous les travaux relatifs au goitre exophthalmique font mention de cas analogues. M. Marie en rapporte deux qui lui sont personnels. Dans l'un le traumatisme paraît avoir joué un rôle plus marqué que la syphilis. Dans l’autre, au contraire, ce rôle est évident et nous tenons à reproduire l'observation de M. Marie, en raison du jour qu'elle jette sur les rapports dela ma- Jadie de Basedow avec la syphilis. Le même auteur relate deux cas empruntés à Chwostek : nous en donnons également le résumé.

-OBSERVATION Ii Syphilis-goitre exophthalmique (Thèse de M. Marie).

M M. 2 lingère (janvier 1883). Un oncle paternel idiot est mort dans un asile.

Elle a toujours été délicate dans son enfance; beaucoup de gourmes; croûtes dans les cheveux jusqu’à l’âge de 12 ans.

L'établissement de la menstruation s’est montré très difficile; à chaque époque menstruelle, elle éprouvait des douleurs violentes dans le bas-ventre, les règles ont toujours été irrégulières..

La malade a de tous temps été très nerveuse et émotive; mais cependant elle n’a jamais eu d’attaques de nerfs.

Host Eile s'est mariée, en 1881, et n’a eu qu'un enfant, bien portant, quoiqu'un peu strumeux (abcès au cou).

Pas d’alcoolisme, bien qu’elle ait souvent le matin des pituites.

En octobre 1870, son mari lui communique la syphilis.

En janvier 1880, elle entre à l'hôpital Saint-Louis et M. le professeur Fournier aurait constaté à cette époque une syphilide papuleuse, pour laquelle elle resta trois semaines dans son service, et sortit tout à fait guérie. Quant au chancre, elle n’a pas remarqué son existence et ne peut donner aucun renseiguement à cet égard; mais elle sait très bien, que c'est en octobre 1879, que son mari, est revenu de voyage, portant des accidents svphilitiques.

Quand, à l'hôpitai, elle eut appris qu’elle avait la syphilis, elle éprouva un chagrin immense et passa des journées entières à se désoler et à pleurer. Lorsqu'elle en fut sortie, elle eut, avec son mari, les scènes les plus violentes. D'ailleurs, des scènes de cette nature, avaient lieu-entre eux depuis longtemps déjà. Son mari est, paraît il, un ivrogne, qui rentre souvent chez lui en état d'ébriété et se met alors à casser tout ce qui lui tombe sous la main; il ne l’a cependant jamais battue.

Depuis cette époque, la malade fut prise d’insomnie et d’un tremblement généralisé très accentué.

En avril 1880, elle s'aperçut qu’elle avait une petite tumeur sur le côté droit du cou : les médecins à qui elle la montra, lui dirent que ce n'était rien, qu’elle n’avait pas à s’en inquiéter.

Au mois d'août 1880, elle fut prise de violents maux de gorge, qui sont probablement en rapport avec sa syphilis.

Au mois de novembre 1882, son goitre ayant augmenté d’une façon très notable, elle alla consulter un médecin qui lui conseilla d'en faire pratiquer l'extirpation : on avait même pris

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jour pour cela; mais la malade, effrayée, ne se rendit pas chez le chirurgien.

C'est seulement quelques semaines plus tard, que le goitre

prit tout son développèment et qu’elle remarqua les battements dont il est animé.

État actuel — Le goitre est assez développé, il occupe presque exclusivement le lobe droit du corps thyroïde qui fait une saillie dont le volume peut être comparé à celui de la moitié d’une grosse orange. Ce goitre est animé de battements. Les pulsations des vaisseaux du cou sont très sensibles, surtout à droite.

Il n'y a pas d’exophthalmie : les yeux, sans être hagards, sont plus brillants qu’à l’état normal.

Tremblement généralisé, très apparent aux membres supérieurs. Depuis qu’elle en est atteinte, la malade ne peut plus faire de travaux d’aiguille. Elle est encore lingère, mais prépare seulement l'ouvrage pour la machine à coudre en bâtissant les morceaux. Le tremblement existe aussi aux membres inférieurs ; on le constate quand la malade est assise et aussi quand elle est debout, en prenant soin de fixer une ligne passant par le sommet de la tête et un point fixe plus ou moins éloigné.

Les battements cardiaques sont violents mais réguliers. Il n'ya pas de souffle. Nous avons donné plus haut le tracé obtenu par le cardiographe et le sphygmographe.

Le pouls est mou, facilement dépressible : 125 pulsations et plus encore, quand la malade vient de marcher, elle est un peu émue.

Pas de palpitaticns subjectives, à tel point que la malade ne se doutait nullement de l’accélération considérable de son pouls. Quelquefois accès d'oppression.

Depuis 1879, au moment où elle a su qu'elle était syphili-

tique, elle est sujette à des diarrhées qui la prennent tout d'un coup et durent tantôt quelques heures, tantôt un peu plus. Elle n’a pas de coliques.

Depuis la même époque, elle est sujette à. des sueurs très intenses, survenant surtout la nuit. Dans les premiers temps, il lui arrivait même.de mouiller plusieurs chemises. Actuellement, elle présente une moiteur des mains très accentuée, beaucoup plus que des sueurs véritables. Pas de sensations subjectives de chaleur.

Le matin, dit-elle, elle se trouve beaucoup plus fatiguée que le soir au moment de se coucher : elle est tout essoufflée et est prise de quintes de toux très violentes. Cette toux est sèche, sans expectoration; et lorsque nous prenons le tracé de sa respiration, elle nous a plusieurs fois considérablement gènés. Rien de notable du côté des poumons.

En pressant sur le paquet vasculo-nerveux du cou à droite, on détermine une légère douleur s'irradiant du côté du sternum et produisant une certaine sensation d'oppression; mais on n’observe aucune influence sur le nombre ou le caractère des battements du cœur.

Sur toute la région du cou et sur les régions sus-claviculaires des deux côtés, on voit de nombreuses taches pigmentaires assez analogues à des éphélides, mais beaucoup plus étendues, elles sont surtout larges et confluentes au-dessous de l'apophyse mastoïde gauche. Il n’y en a pas sur les autres parties du corps.

Peut-être y a-t-il un peu d’albumine dans l’urine; mais, lorsque nous l'avons examinée, la malade commençait à avoir ses règles.

Les réflexes rotuliens sont tout à fait normaux.

OBSERVATION III Observation de Chwostek (/n thèse de Marie.)

Lieutenant de 23 ans. Père : maladie de cœur, mort avec hémiplégie, aphasie et gangrène d'une jambe. Mère : un peu nerveuse. l = Contracte la syphilis en février 1874. En avril, roséole. Traitement mercuriel efficace.

Le 20 janvier 187$, fort excès alcoolique à la suite duquel « le katzenjammer,mal aux cheveux » ne disparaît pas. Il reste abattu et les yeux fixes. à = Le 1° février, palpitations puis amaigrissement, fatigue générale, vomissements fréquents; pouls 110-120. Les yeux deviennent saillants, battements des vaisseaux du cou, légère augmentation du corps thyroïde. Tremblement des extrémités supérieures et inférieures à la moindre excitation, ainsi que des muscles de la-face. Traitement par courants galvaniques sur le sympathique cervical et la colonne vertébrale : amélioration considérable. L’iodure de potassium détermina chez lui un accès.de cardialgie atroce avec vomissements dans lesquels se trouvaient des taches de sang.

OBSERVATION IV Observation de Chwostek (Thèse de Marie).

Lieutenant de 22 ans, Syphilitique. (psoriasis palmaire et ‘ulcérations dans la gorge). Pendant le traitement par l'iodure de

rose polassium, on s'aperçoit qu'un léger goitre qu'il avait précédemment, augmentait tres rapidement; en mème temps sensation de tension dans les yeux, sueurs intenses et palpitations. Excitabilité psychique développée et, à la moindre excitation, tremblement des mains et des pieds; proéminence des yeux.

Le malade dit qu'il n’y a pas de maladies nerveuses dans sa famille et que, dans les derniers temps, avant sa maladie, il n’a été exposé à aucune émotion extraordinaire. La galvanisation a amené une amélioration considérable.

Chwostek se demande si, dans ces deux cas, il faut attribuer la maladie de Basedow, directement à la syphilis; ou si, cette dernière n’amène pas la maladie de Basedow par la dépression qu’elle exerce sur l’organisme, devenu ainsi moins apte à résister aux influences morbides En faveur de cette dernière opinion, il fait remarquer, que le goitre, s'est développé pendant le traitement spécifique, que la maladie de Basedow, a rétrocédé, sous l'influence de la galvanisation; tandis que la syphilis restait au même point.

Ces observations ‘sont très instructives. Elles montrent d'une façon très nette le mode d'action de la syphilis et avec M. Marie nous ne pensons pas qu'elles autorisent la création d'un type morbide qui serait la maladie de Basedow syphilitique.

Que montrent en effet ces observations? Dans les deux cas, personnels à M. Marie, nous voyons la syphilis ne figurer qu'à titre de renseignement. C'est un traumatisme qui est la cause des accidents. Dans le second, ainsi que nous l'avons déjà dit, la syphilis intervient d'une façon plus directe. Mais. est-ce bien en tant que maladie infectieuse laissant dans l'orga-

Riu nisme des traces persistantes ? C'est bien plutôt, la netteté du cas le montre, à titre de dépresseur moral.

La malade a été très affectée de se savoir malade, très inquiète de son avenir. En outre, au lieu de la tranquillité dont elle aurait eu besoin pour se soigner et guérir, elle n'a chez elle que discussions avec son mari, et mauvais traitements. Est-ce que, même en l'absence de la syphilis, de pareilles influences ne pourraient pas déterminer chez une névropathe héréditaire, l'apparition d’une névrose grave ?

Et les cas de Chowstek? Dans le premier, c'est un excès alcoolique qui est le point de départ du goitre exophthalmique. Comme pour la première malade de M. Marie, il ne semble pas que la syphilis y soit pour rien. Dans le second ce n'est pas la syphilis, c'est le traitement par l'iodiure de potassium qui amène les phénomènes pathologiques. Fait intéressant et que Chowstek ne manque pas de mettre en lumière, la galvanisation améliore son état, tandis que la syphilis continue son évolution.

pepe TORTUES

NÉPHRITES CHRONIQUES

OBSERVATION V, due à l'obligeance de M. le D' R... Néphrites chroniques.

M. ARS 45 ans, nous consulte pour des maux de tête, -des vertiges, des troubles de la vue et des palpitations de cœur.

M. A.., dit n'avoir jamais été malade. La seule maladie dont il se souvienne a été une syphilis assez légère : un chancre, un peu de roséole et quelques plaques muqueuses dans la gorge. Il s'est cependant soigné pendant deux ans ; il prenait des pilules de Ricord.

Actuellement, il offre au grand complet les phénomènes décrits par M. Dieulafoy sous le nom de petits signes du brightisme : fourmillement des extrémités, crampes, doigt mort, sensibilité extrème au froid. Au moment où nous le voyons, il est très pâle et présente, le matin au réveil, un peu : d'œdème des paupières. Bruit de galop cardiaque.

L’urine est abondante. M. A... est obligé de se leveren moyenne deux fois par nuit. La densité de cette urine est faible (1.002). Elle contient des quantités assez notables d'albumine.

Le malade, soumis au régime lacté, à l’antisepsie intestinale, est actuellement en observation et son état semble s'améliorer un peu

Cette observation est intéressante, en ce que les antécédents du malade, examinés cependant avec soin, n'ont pas révélé autre chose que la syphilis. Cependant, on ne saurait rien affirmer et s'il est possible, probable même, que la syphilis ait joué un rôle dans la genèse de sa maladie, ce rôle n’est pas démontré. Il se peut en effet que la syphilis ait excité soit une maladie de l'enfance dont le souvenir est perdu, soit une petite affection trop peu importante ‘pour avoir marqué dans les souvenirs : par exemple une angine légère, une grippe de faible intensité. C'est d'ailleurs une objection dont sont passibles la plupart des observations de cet ordre.

Si l'on interroge les opinions des auteurs relativement à la part de la syphilis dans l’étiologie des néphrites chroniques, on constate de nombreuses

divergences. M. Lancereaux se refuse absolument à l'admettre. M. Brault (Traité de médecine) ne se prononce pas catégoriquement.

Dans sa thèse d'agrégation, sur la pathogénie des néphrites, M. Gaucher, émet l'idée que l'agent infectieux, peut déterminer dans les reins deux ordres de lésions : les unes, néphrites précoces, correspondant aux néphrites aiguës ordinaires des maladies infectieuses, tiennent à sa persistance dans l'organisme ; les autres, néphrites tardives, ne seraient que des scléroses tertiaires. Mais, de même qu'une néphrite scarlatineuse, typhoïde, etc.…, peut passer a l'état chronique; de même, une néphrite aiguë, syphilitique, peut laisser derrière elle des désordres durables et permanents, dont l'évolution, très lente, est nécessairement insidieuse et qui ne se révèlent qu’au bout d’un temps plus ou moins long sous l'aspect banal d'une néphrite chronique ordinaire.

C'est aussi ce que pense M. Labadie-Lagrave (maladies du rein). Ces idées trouvent leur consécration dans les recherches de M. Laffitte, qui a constaté dans des cas de cet ordre une sclérose diffuse de l'organe.

C'est également l'opinion de Negel (La syphilis rénale, Paris, 1882.) « Une question d'extrême impor- « tance reste à résoudre, dit-il, c'est celle de savoir « ce que les néphrites syphilitiques secondaires, « considérées comme guéries, deviendront dans un

«temps plus ou moins éloigné? Beaucoup de pré- « somptions font penser qu'un certain nombre de cas « du mal de Bright, peuvent être la récidive ou la ter- « minaison latente de la maladie primitive du rein « (néphrite syphilitique précoce). »

Et plus loin il ajoute :*« Les complications rénales « survenues à une période avancée de la syphilis « (accidents tertiaires et quaternaires) existent et se « présentent tantôt avec les caractères du mal de « Bright aigu ou chronique, tantôt, etc... » « Ces « altérations rénales spécifiques sont plus graves que « celles qui apparaissent dans les premières années « de la syphilis. Toutefois elles peuvent bénéficier du « traitement spécifique, à la seule condition que la « lésion du rein ne soit pas trop avancée; car de « même que pour jes centres nerveux, on ne peut pas avoir la prétention de refaire les tissus. »

Plusieurs auteurs, surtout Wagner, ont rapporté des observations qui nous semblent probantes. En voici la reproduction.

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