‹ Contribution à l'étude de quelques dérivés de la pinacolineChapitre 44 sur 47 · X. = CH · texte numérisé non relu

X. = CH

Au contraire un corps tel que

: CH3 CH: — nee :

CH NET ne semble pas être sujet aux empêchements stériques comme on pourrait peut-être le croire de prime abord. Ceci provient sans doute du nombre relativement peu

élevé de carbones, que contient la molécule.

Deuxième Parrie. — 1. À propos de l’acide triméthylpyruvique, j'ai rectifié quelques erreurs commises au sujet des constantes physiques assignées à ce corps. J'en ai préparé, pour la première fois et en vue d’en rendre plus facile lidenufication, quelques dérivés cristallisés ainsi que ses éthers non encore étudiés. :

J'ai réduit l’oxime du triméthylpyruvate d’éthyle et ainsi obtenu, avec un bon rendement et d’une manière qui ne laisse aucun doute sur sa constitution, l’éther d’un acide aminé isomérique de la leucine. Le dérivé benzoylé de cet éther que j'ai préparé est le pseudobutyle-hippurate d’éthyle inconnu.

L'action de l’aniline sur l'acide triméthylpyruvique m'’adonné l’aldéhyde triméthyléthylique dont j'ai préparé les dérivés caractéristiques non encore signalés.

Enfin, j'ai réalisé la saponification de la cyanhydrine du triméthylpyruvate d’éthyle et ainsi préparé le pseudobutylamidotartronate d’éthyle.

2. J'ai fait la synthèse de l'acide tétraméthyllactique inconnu en saponifiant la cyanhydrine de la pinacoline par l’acide sulfurique concentré et en hydratant ensuite par lacide chlorhydrique bouillant la tétraméthyllactamide obtenue.

J'ai préparé les éthers de ces acides et je les ai condensés avec l’iodure de magnésium-méthyle, expérience qui m'a donné, fait très curieux, avec le pseudobutylbutanediol-2.3 attendu, un produit de réduction ménagée de ces éthers, l’aldéhyde tétraméthyllactique.

Ce dernier corps s’est aussi produit, avec de l’acide tétraméthyllactique dans l’action de l’iodure de magnésiumméthyle sur les éthers triméthylpyruviques.

Enfin, par la déshydratation sous l'influence de l’acide sulfurique dilué du pseudobutylbutanediol-2.3, Fai si-

gnalé la formalion de la pivalone ou acétone hexaméthylée

qui ne se combine ni à la semicarbazide ni à l’hydroxylamine et que MM. Haller et Bauer ont préparée tout récemment à partir de la pinacoline par un procédé beaucoup plus direct et très élégant.

3. Par l’action de la chaleur seule sur l'acide triméthyllactique, j'ai encore préparé avec un bon rendement l’aldéhyde triméthyléthylique; j'en ai fait la cyanhydrine; par la saponification de cette dernièré j'ai obtenu la triméthyllactamide. Ce corps enfin hydraté par l'acide chlorhydrique bouillant n’a redonné l'acide triméthyllactique initial. Ce cycle fermé démontre nettement la stabilité du groupement pseudobutylique dans les acides qui le contiennent toutes les fois que ces acides ne sont pas soumis à des influences connues comme provoquant des transpositions moléculaires.

En définitive, comme conclusion générale du présent travail :

J'ai montré d’une part la très facile transposition moléculaire des éthers chlorhydriques de quelques alcools gras à chaîne pseudobutÿlique quand ces alcools conüennent un hydrogène porté par le même carbone que celui auquel est relié halogène.

En'aucun cas, au contraire, je n’ai pu constater de manifestations isomériques dans les acides gras à chaîne pseudobutylique que J'ai étudiés.

Vu et approuvé :

Paris, le 7 mars 1910.

LE Doyen DE LA FACULTÉ pES Sciences, Pauz APPELL.

Vu et permis d'imprimer :

Paris, le 7 mars 1910.

Li Vice-RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE Paris, L. LIARD.

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