‹ Contribution à l'étude de quelques dicétones et acides cétoniquesChapitre 31 sur 37 · LI: IN EEE · texte numérisé non relu

LI: IN EEE

Les formules IT et [IT dérivent, la première de la forme énolique intracyclique, la seconde de la forme énolique extracychique de l’a-benzoyleyelohexanone; la formule I dérive de la dicétone. La formule [IT est peu probable,

car nous avons admis que le benzoyleyclohexanone ne présentait pas de tendance à l’énolisation extracyelique. Des deux formules Let IT, qui représentent des dérivés isopyrazolique et pyrazolique, la formule IT paraît la plus probable, ainsi que nous allons le voir en étudiant les propriétés de ce composé.

Picrate. — Quand on mélange une solution alcoolique bouillante du pyrazol avec une solution équimoléculaire d’acide picrique, on obtient, par refroidissement, une précipitation de fines aiguilles jaunes qui, essorées et purifiées par cristallisation dans l'alcool bouillant, fondent très nettement à 1800-1810.

Analyse. — Substance —of,1063; azote — 1502 à 12° SOUS 622 0:

Trouvé Théorie pour 100. pour CH!OTN.

NÉ let a er ere te 16,6 16,4

Le picrate du pyrazol est un corps très stable ne présentant aucune tendance à la dissociation. Il est d’un jaune franc, un peu plus intense que celui de l’acide picrique. Il est peu soluble dans le benzène, le chloroforme et l’acétone à froid, un peu plus soluble à chaud dans ces solvants, presque insoluble dans l’éther bouwullant.

Chlorhydrate. — Le dérivé pyrazolique de l’«-benzoylcyclohexanone ne paraît guère soluble dans l'acide chlorhydrique concentré ou dilué, ni à froid, ni à chaud. Cependant, très finement pulvérisé par broyage sous l’eau ou, mieux encore, en cristaux très fins obtenus par addition d’eau à sa solution alcoolique, il se dissout instantanément dans l’acide chlorhydrique étendu pour donner une solution limpide, d’où les alcalis précipitent la base inaltérée. Cette solution chlorhydrique n’a cependant qu’une existence éphémère. Assez rapidement, lorsqu'elle est concentrée, au bout de quelques jours seulement, lors-

qu'elle est très diluée, elle laisse déposer des cristaux miroitants d’un chlorhydrate insoluble dans Peau (7. Ce même chlorhydrate s'obtient encore en ajoutant de l'acide chlorhydrique à une solution alcoolique du pyzazol. Il se précipite dans ces conditions en beaux primes fondant. à 2059-2200 avec déc.

Analyse. — 0%,3000 de substance traitée par de la potasse alcoolique ont donné une solution précipitant 12°%°,7 d’une

N liqueur d'AgNO3 ra

Trouvé Théorie pour 100. par CH! N?CI.

CIF RSR more 15,02 15,14

Ce chlorhydrate n’est plus soluble, ni dans l’eau, ni dans l'acide chlorhydrique à froid. Traité par de la potasse alcoolique, il régénère cependant encore la base pyrazolique fondant à 1330.

Par ébulhtion avec de l’eau, il entre partiellement en solution, la liqueur prend une réaction acide, et 1l reste un léger résidu de la base. L’eau bouillante transforme donc le chlorhydrate insoluble en chlorhydrate soluble qui s’hydrolyse partiellement. En chauffant le chlorhydrate insoluble avec de l'acide chlorhydrique, on arrive, en supprimant ainsi l’hydrolyse, à le dissoudre totalement. Cette solution, après un repos assez long repos, laisse à nouveau déposer le chlorhydrate insoluble.

Lorsqu'on fait bouillir le chlorhydrate insoluble avec de lacide chlorhydrique concentré, il entre en solution et, par refroidissement, il se précipite de fines aiguilles qui. essorées et séchées sur une plaque poreuse, ont encore la composition d’un chlorhydrate du pyrazol, mais ce chlorhydrate, fraîchement préparé, est entièrement soluble dans l’eau à froid.

(?) Cette précipitation est retardée par un trop grand excès d’acide chlorhydrique,

Analyse. — 0%,3631 de substance traitée par de la potasse alcoolique ont donné une solution précipitant 15°%°,5 d’une liqueur d'AgNO%ë à se

GÉPOURTOB CE Re ss 19-10 15,14

Après un repos d’un jour, il se retransforme intégralement à nouveau en chlorhydrate insoluble. Ce chlorhydrate soluble représente très probablement le chlorhydrate vrai de la base pyrazolique.

La solution aqueuse, légèrement acide, obtenue par ébullition du chlorhydrate insoluble avec de l’eau ou par dissolution du chlorhydrate soluble, a les mêmes propriétés que la solution obtenue en traitant la base, fraichement préparée, par une quantité insuffisante d’acide chlorhydrique pour la dissoudre complètement. Elle donne avec de l’acide picrique un précipité volumineux du picrate déjà étudié fondant à 1819 et avec le chlorure de platine, un précipité d’un chloroplatinate qui cristallise par refroidissement de sa solution alcoolique en feuillets orangés. Ce chloroplatinate, desséché à 1200 pendant 6 heures, présente la composition anormale Pt CIS H? (C'3Ht#N2)*.

Analyses.

Platine : I. Substance = 0%,2480; Pt — 0%,0394. — II. Substance — 05,4058; Pt — 05,0653.

Azote : Substance = 05%,2126; N = 160,9 à 18° sous 555"" corr. Chlore :0#3612 de substance traité par de l’alcoolate de sodium

; : | N ont donné une solution correspondant à r8°m°,5 de AgNOÿ=— (1).

Théorie Trouvé pour pour 100. PtCISH:(C' HN? )'.

Pt Sly ace HoTRGEL 10,00 16,12 DÉS ee ere 16,09 »

NE en eee 0 27 9,33 (Die anoné aor oo 18,17 17,74

(*) Méthode de Wallesch, Ber. d. deutch. Chem. Ges., t. XIV, 188r, p. 753.

Par l’action de la potasse alcoolique à chaud, sur ce chloroplatinate, on peut facilement régénérer la base inaltérée. En dissolvant ce sel de platine dans de l’acide chlorhydrique étendu à froid, on obtient une solution jaune, d’où les alcalis précipitent intégralement la base pyrazolique.

Il est donc probable que, dans ce produit, l'acide chloroplatinique est neutralisé par deux molécules de base et que le chloroplatinate ainsi formé cristallise avec deux nouvelles molécules de la base, en sorte que sa formule serait (1)

PtCIS H2(C15 Ht4 N2)2 + 2 [ C'3 H14 N2].

Action de l’isocyanate de phényle. — L’isocyanate de phényle réagit à froid sur la solution éthérée du pyrazol en donnant le phénylcarbamylpyrazol

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