‹ Contribution à l'étude de quelques fausses tumeurs abdominalesChapitre 9 sur 33 · FRS · texte numérisé non relu

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MAO EE l’anesthésie ne soit complète, bien souvent la tu-

meur est disparue.

Il faut tenir compte également de l’état de santé

du sujet, qui n’est pas en rapport avec l'existence

d'un néoplasme, [l présente souvent des stigmates hystériques. Enfin la lumeur est apparue brusquement à l’insu du malade, et elle a pris, en quelques minules ou quelques heures, l'accroissement qu’elle présente au moment de l’examen. |

Comme les tumeurs précédentes, la grossesse

imaginaire nécessite un état mental du sujet qui doit aussitôt éveiller l'attention. La femme craint ou désire immodérement avoir un enfant. Souvent elle présente des stigmates hystériques. |

Le palper et le toucher révèlent un utérus nor-

mal, ou tout au moins n'ayant pas le développement d’un utérus gravide. Le ballottement abdominal et vaginal nesont pas perçus, et il est impossible après le cinquième mois d'entendre à l’auscultation, les battements cardiaques, qui coexistent toujours avec un fœtus vivant. Presque toujours il y a persistance des règles. Quant aux autres signes de la grossesse, ils peuvent faire plus ou moins défaut, comme le témoignent les observations XVII à XX.

Ces symptômes ne sont plus vrais pour les tumeurs dues au déplacement d’un organe interne. S'agit-il du rein, le malade éprouve une douleur sourde et vague ou quelquefois des crises plus aiguës ; il a la sensation de quelque chose qui se

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che au Es mouvement, ses. douleurs |

Lio rétele une tumeur très mobile qui jar sous les doigts, tumeur dont de volume et la forme

| ill, ne ae, à la pression, et lors= qu'on le déplace, le malade éprouve une sensation de tiraillement. ton | NT ù . Plus rares sont les déplacements de larate, dont 53 A : ce. fixité est plus grande, que celle du rein ; 1] faut x 2 un traumatisme pour la faire sortir de: sa loge, © aussi l affection présente-t- elle des caractères moins

PR Pt Cest ainsi que chez notre malade a V), nous trouvons une douleur vive au siège Hi habituel de cet organe, des nausées, des vomisse- PE “+ ments, l imposibilité de redresser le tronc. Enfin comme pour le po la palpation dénote une gros- S seur ayant les dimensions ét le volume de la rate. La distension de la vésieule biliaire n'a pas Her Ke St rs symptômes qui lui soient propres, mais comme | EX ’ elle provient de l’obstruction des voies biliaires, il : bi faut tenir compte des faits dont elle peut être In be ne û conséquence, coliques hépatiques, ictère, inflam- ; Po tation des voies biliaires, compression possible Mio de ces canaux per une tumeur, décoloration plus ; d fr. A ou moins. complète des matières fécales. Y à La dilatation gazeuse de l'estomac se traduit par des troubles dyspeptiques, digestions difficiles,

F. | MAROT = | oo nombreuses, rejet par la bouche de matières spu meuses très aérées. 4

La palpation dénote un organe de dimensions ‘anormales, très sonore à la percussion.

L’accumulation de gaz dans l intestin est carac- térisée par une tension exagérée de la paroi abdominale, par du météorisme et du tympanisme.

La distension de la vessie par une grande quantité d'urine s’accompagne de phénomènes de rétention ou d’incontinence, quelquefois de fièvre urineuse. La tumeur ainsi constituée est globuleuse, mate, fluctuante : elle s'étend dans l’espace compris entre l’ombilic et le pubis, elle s’affaisse après le cathétérisme, et s’il est impossible, après la ponction hypogastrique.

La fausse tumeur produite par coprostase est dure, marronnée, ordinairement multiple et siège sur le trajet du côlon. Cette partie de l'intestin a son diamètre transverse plus ou moins distendu dans une ou plusieurs narties de son trajet. Il coexiste presque toujours de la constipation plus ou moins complète. AL

Pour ce qui concerne l'utérus, nous n’insisterons pas sur ses déplacements ou ses déviations, qui constituent un état pathologique bien établi, du domaine de la gynécologie ; nous n’insisterons que sur la symptomatologie de deux états pouvant produire des tumeurs apparentes ; je veux parler de la congestion de cet organe et de la grossesse

Bertrand 4 4

imaginairé dônt da symptomatologie aété faite avec celle des tumeurs d’origine nerveuse.

La congestion utérine s'accompagne d’une sensation de pesanteur au bas-ventre, de douleurs vers les aînes et vers les cuisses, de sensibilité exagérée à la pression. Le flux menstruel est plus ou moins supprimé, et la tumeur s’affaisse lorsque les règles se rétablissent ; l'écoulement sanguin peut être alors très abondant.

Enfin la fausse tumeur est-elle due seulement à une surcharge graisseuse de la paroi abdominale, comme le cas est assez fréquent chez les femmes obèses, on trouve une saillie anormale, à contours mal définis, de consistance et dé volume variables avec la position du sujet. Contracte-t-1il ses muscles, la tumeur est dure et globuleuse ; les place-til dans le relâchement, la masse graisseuse s'étale molle et flasque. C’est ce qui fait dire à M: le professeur Potain, dans sa clinique, que la tumeur tenue dans la main n’est autre que le ventre luimême.

‘Quant à l’ivritabilité musculaire, elle est telle chez certaines personnes, qu’au moindre contact, elles contractent leurs muscles, au point de donner au palper des sensations absolument fausses. Et dans les cas de ce genre, ajoute M. le professeur Potain, on a beau placer les jambes en flexion sur les cuisses, et les cuisses en flexion sur le bassin, la contracture persiste.

Quant aux fausses tumeurs dues à la douleur,

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