III. — Kousso
Le kousso est constitué par les fleurs du koussotier (Brayera Anthelminthica). On n’emploie que les inflorescences femelles qui donnent le kousso rouge, beaucoup plus actif que celui qui provient des inflorescences mâles. :
Il contient du tanin, une huile grasse, une essence, une résine et un principe cristallisable qui est sans doute le principe
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actif : la koussine. Sa saveur est amère, désagréable, laissant à la bouche une sensation de chaleur.
Toxicité. Action physiologique. — Le kousso est un médicament dont il. faut se méfier. Sa provenance est à surveiller, car on a enregistré des empoisonnements avec du kousso de mauvaise qualité. é
Son ingestion est toujours suivie de phénomènes pénibles. En effet, à la dose de 15 grammes, qui est nécessaire pour que le remède agisse, il détermine des nausées, des vomissements et des évacuations alvines généralement sans coliques.
Posologie. — Le kousso doit être employé à la dose de 15 à 20 grammes. La technique de l'administration est la suivante : La veille du traitement, le malade observe la diète. Le matin, on verse 250 grammes Id’eau tiède sur 15 à 20 grammes de kousso finement pulvérisé. On laisse infuser un quart d'heure, et on fait avaler le mélange. Si aucun résultat n’est survenu au bout d’une heure, on administre une purgation qui sera de préférence 60 grammes d'huile de ricin. 11 est important de n'utiliser que du kousso frais qui seul est actif. |
Résultat. — L'efficacité de ce médicament est discutée. On l'a considéré comme l'un des meilleurs tænifuges, supérieur à la pelletiérine. D'après M. Joveux, ses effets seraient inconstants. Caïus et Mhaskar, qui l'ont expérimenté contre l’ankylostomose, l'ont trouvé sans action contre ce parasite. D'ailleurs, ce médicament est de plus en plus abandonné, en France du moins. Les troubles consécutifs à son administration et l'inconstance de ses effets thérapeutiques expliquent la disgrâce dans laquelle il semble être tombé.