‹ Contribution à l'étude de Quelques Nouveaux Anthelmintiques (Chénopodium Tétrachlore de Carbone)Chapitre 14 sur 28 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

L'huile de chénopodium.

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L'huile de chénopodium n’est point une acquisilion récente de la thérapeulique. Elle figurait jadis au Codex français et était utilisée en Amérique, plusieurs années avant la guerre, contre l'ascaridiose. D'ailleurs, le nom vulgaire donné aux États- Unis à la plante qui la produit indique que l’on connaissait depuis longtemps ses PEOpHèse puisqu'il signifie à peu près : semence contre les vers.

La défaveur et l'oubli où elle était tombée, en Europe tout au moins, s'expliquent sans doute par un certain nombre d'’accidents survenus après l'emploi de cette drogue à une époque où - ‘ni sa posologie, ni la technique de son administration n'étaient suffisamment réglées. D'ailleurs, un rapport fait sur elle dans son pays d'origine ne laissait pas que d'être inquiétant à son sujet et n'encourageait guère les recherches ultérieures, puisque la conclusion en était : « L'huile de chénopodium s’est, dans différents cas, comportée comme un poison mortel. »

Deux éléments de nature bien différente ont contribué à son relèvement et furent le point de départ de son exaltation et de l'enthousiasme bien mérité que ce médicament a su déclancher non seulement dans le corps médical, maïs aussi parmi les populations profondément parasitées des pays chauds.

La fallu da guerre qui, privant les Américains de leur vermi- : fuge préféré, le thymol, les obligea à chercher sur leur propre sol un médicament aussi efficace qu'ils pourraient lui substituer. Il a fallu, d'autre part, la création, par Rockefeller, d'abord de la

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« Rockefeller Sanitary Commission », puis de 1’ « International Health Commission ». La première avait pour but de débar- “rasser en cinq ans les États-Unis du fléau de l'ankylostomiase ;

l'objectif de la seconde était la diffusion des mesures sanitaires nécessaires pour la guérison de cette affection dans les pays qui en sont infestés. Ces deux institutions — dont le champ d'action était extrêmement vaste, le nombre de malades à traiter considérable et, parlant, la tâche très lourde — avaient tout intérêt à s'adresser à un médicament d’une grande efticacité, dont le mode d'administration fût simple, les elfets toxiques minimes, et qui ne nécessitât pas de la part du patient de trop grandes modifications, en quoi que ce soit, dans son genre de vie habituel. Ce dernier point était surtout important pour la Commission sanitaire internationale qu, bien souvent, exerçait et exerce encore parmi des populations ignorantes, insoumises, métiantes / et difficiles à surveiller, Des vermifuges de toute sorte ont élé employés et leurs résultats comparés. Les cas traités constituaient autant d'expériences. Les médecins de cette Commission ont pu, à leur aise, déterminer le mode d'emploi le meilleur de ehagque médicament, les circonstances les plus favorables à son administration. Finalement, c’est l'huile de chénopodium qui fat adoptée comme réuuissant plus que tout autre les qualités exigées.

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