VII. — De quelques autres anthelminthiques
Les vermifuges dont nous venons de rappeler brièvement l'action et les inconvénients sont ceux qui sont le plus communément employés. Ils ne sont pas les seuls, loin de là. Un grand nombre dé substances, ainsi que nous le disions tout au début; ont été utilisées à cette fin. Nous ne pouvous les envisager toutes, mais il en existe encore; quelques-unes qui, sans jamais avoir atteint la vogue des précédentes, ont été cependant expérimentées avec des succès variables. et qui ont même, en certains endroits, servi de base à de nombreux traitements.
L’essence d’eucalyptus, préconisée par Herman (de Mons) contre l’ankylostomose. Il l’associe au chloroforme et à l'huile de ricin et donne à l’ensemble le nom de mixture-$. Cette mixture lui a paru très efficace: il la trouve supérieure à l'extrait filicique et l'a adoptée comme traitement de choix. Elle aurait l'avantage de ne produire aucun accident chez les enfants ni chez les tuberculeux. Manson la recommande également. Ce traitement pourrait être répété plusieurs fois desuite. En réalité, les travaux de Schüffner et Verwoort ont prouvé qu’elle n'avait contre l'ankylostomose qu'un coefficient d'efficacité très-faible, sensiblement inférieur à celui du thymol.
: L kamala, poudre d'origine végétale, sans efficacité chez les adultes, à été employé chez les enfants comme tænifuge. Gaïus et Mhaskar, qui l’ont-expérimenté aux Indes, ne le recomman-
dent pas.
La doliarine, extraite du suc laiteux du ficus doliaria, est un produit qui vient d'Amérique. On le donne à la dose de
30 grammes tous les trois jours ou de 15 grammes tous les jours jusqu'à disparition des œufs dans les selles. Ce serait un excellent vermifuge. Calmette et Breton qui l'ont employée dans l'ankylostomose en administrant consécutivement de l'huile de ricin, ont oblenu d'excellents résultats. De plus, ce médicament aurait sur tous ceux que nous avons étudiés, l'immense avantage de ne nécessiter ni la diète, ni le repos. Malheureusement, il est presque impossible de se le procurer en Europe.
La térébenthine, a été expérimentée aux Indes dans Île traitement de l'ankylostomose. Wrench prétend, avoir eu une guérison sur 7 cas traités. Caïus et Mhaskar, avec des doses croissantes, n'ont obtenu l'expulsion que d'un nombre infime d’ankylostomes chez des sujets fortement infestés, et n'ont jamais trouvé dans les selles ni ascaris, ni trichocéphales, bien qu'un certain nombre de patients en fussent porteurs.
Nous citerons encore l'essence de niaouli, l'albizzia anthelminthica, l'essence d'absinthe. etc.