LES TECHNIQUES
Pour notre étude, nous avons employé des techniques très simples. L'examen direct des échantillons s’imposait dans beaucoup de cas, les organisations les plus complexes étant disséquées sous la loupe binoculaire ou sous le microscope. La course des faisceaux a pu être suivie, le plus souvent, soit après éclaircissement par le chloral-lacto-phénol, soit par la technique de GAZET Du CHATELIER (décoloration à l’eau de Javel, déshydratation, éclaircissement au toluène, coloration par un mélange d’alcool à 98° saturé de fuchsine acide, de vert d’iode et de toluène, lavage à l’alcool absolu, éclaircissement au toluène).
Le contrôle des observations les plus délicates était fait par des coupes en série, après inclusion dans la paraffine. Le solvant de la paraffine qui nous a donné les meilleurs résultats est le chloroforme.
Les objets inclus étaient le plus souvent fixés soit dans de l’eau formolée à 4-5 p. 100, soit dans un mélange d’alcool à 800 et de glycérine, soit dans du liquide de Bouin. Une double coloration (carmin acétique, carminovert de Mirande) sur lame facilitait l'étude anatomique des coupes. Cette technique réduit au maximum les difficultés occasionnées par la présence du contenu cellulaire.
La destruction de ce dernier, avant l'inclusion, par l’eau de Javel n’est pas à recommander, à cause de la fragilité des fleurs. L’usage d’alcool chloré a donné de meilleurs résultats. L’objet est mis dans un flacon clos, contenant de l’alcool à 80° et dans lequel on fait arriver du chlore fourni par l’attaque de chlorate de potasse par de l’acide chlorhydrique.
Les mêmes techniques ont été utilisées pour le matériel d’herbier, après avoir ramolli celui-ci, à l’ébullition, dans de l’eau additionnée d’un peu de potasse.