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Fig. 181. — Diagramme de la fleur de Cocculus.
(D’après BaïrLr- LON.)
fication encore énigmatique par exemple au niveau de l'androcée (1). Si, comme nous le pensons, des fleurs peuvent avoir leur origine dans la condensation d’un système de « fleurs élémentaires » réduites, 1l n’est pas exclu que ces « fleurs élémentaires », au sens classique, aient conservé des vestiges de leur structure originelle dans les plans floraux actuels. Ainsi, la fleur de Cocculus carolinus DC., par exemple, est constituée par un périanthe de 6 pièces disposées en deux cycles. L’androcée est également composé de deux cycles trimères. Au centre de la fleur se trouve un gynécée tricarpellé. Mais, en plus des pièces que nous venons d’énumérer, il y en a 6 autres,
petites, situées à la base de chacune des étamines. BarLLoN les considère
(1) Nous avons déjà évoqué (p. 117) l’explication possible des pièces énigmatiques entourant
le gynécée.
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comme une corolle, les deux cycles de pièces externes constituant le calice. Mais les pièces de cette «corolle » ne sont pas situées comme l'indique BAILLON, car son deuxième cycle, le plus interne, est situé à l’intérieur du cycle externe d’étamines.
PAYER, en se basant sur l’étude ontogénique de cette fleur, arrive à la même conclusion que BaAILLON. Cependant, si- Fig. 182. — Étamines et «pétales » de Cocculus. gnale-t-il, « ces pétales, à peine nés, ne s’accroissent que très lentement à l’origine, en sorte que les étamines, bien que naissant après, les dépassent promptement de beaucoup, et, si l’on ne suivait point pas à pas le développement de ces pétales et de ces étamines, on croirait que les pétales ne se montrent qu’après les étamines et n’en sont même qu’une dépendance ». Nous pensons, quant à nous, qu'eflectivement ces pétales sont intimement liés aux étamines.
Il suffit de disséquer une fleur pour s’apercevoir combien sont étroits les liens de dépendance entre ces « pétales » et ces étamines (fig. 182). Ces « pétales » sont même, parfois, bilobés. Si nous rapprochons les figures représentant le complexe pétale + My% 483 — lieu lencle A0 étamine de cette Ménispermacée et celles sampelos glaberrima. de certaines fleurs mâles unistaminées d’Euphorbiacées (fig. 107, 120) ou d’Urticacées (fig. 180), nous voyons que la ressemblance est frappante. Ne pourrait-on pas considérer ces pétales comme le résultat de la réduction du périanthe de fleurs primitivement beaucoup plus compliquées ? Nous sommes d'autant plus enclin à adopter cette interprétation que l’on sait que les fleurs femelles de certaines Ménispermacées (Cissampelos glaberrima L.) (fig 183) sont d’origine réductionnelle.
Le cas de Cocculus carolinus n’est sûrement pas unique. Les curieuses étamines de Fig. 184. — Étamines de Meliosma. certaines Sabiacées (fig. 184), qui présentent,
sur leurs filets, une collerette formée de petites pièces, incitent à penser que, là encore, l’androcée de ces fleurs est constitué d’un groupement de fleurs élémentaires très réduites.
N’en serait-il pas de même chez les Zygophyllacées, les Simarubacées, etc. ?
Peut-être, aussi, pourrait-on interpréter, comme périanthe — plus ou moins réduit — de fleurs élémentaires, certains nectaires liés aux étamines, ou même les pétales de certaines fleurs.