‹ Contribution à l'étude de quelques structures florales (Essai de morphologie florale comparée)Chapitre 46 sur 57 · Autres états préfloraux · texte numérisé non relu

Autres états préfloraux

Outre ceux que nous avons étudiés en détail (Euphorbiacées, Saururacées, Crucifères, Urticacées, Liliacées, etc.), L. EMBERGER en a signalé un certain nombre chez les Moracées ; plus spécialement le genre Lanessania annonçant Antiaris. Les structures des appareils floraux de Dorstenia Massoni Ed. Bureau (fig. 227) et de Bosquiea angolensis Ficalho sont des stades plus ou moins contractés. Une étude approfondie de cette famille serait très intéressante sous ce rapport.

Il en est de même chez certaines Hamamélidacées, où L. EMBERGER signale des états préfloraux, dans le genre Rhodoleia et l'organe mâle de Liquidambar, chez des Rhamnacées (Cryptandra), chez des Loganiacées (Antonia).

Un auteur japonais, Mixi, considère même la fleur de Potamogeton comme le résuïtat de la contraction d’une inflorescence. Toutefois, les arguments : qu’il avance ne nous semblent pas absolument PEN Ne démonstratifs. Notons cependant l’existence, chez l'inflorescence, état prédes familles voisines, d’états manifestement préflo- floral. (D’après Ed. Buraux, par exemple chez les Cyclanthacées, Lemnacées, al Liliacées.

De même C. MEz propose une interprétation ingénieuse, mais reposant sur des bases assez faibles, pour expliquer les ensembles reproducteurs des Rafflesiacées.

D’après cet auteur, la fleur de Rafflesia serait un « cyathium » dérivant du spadice de certaines Balanophoracées (Langsdorfjia, Thonningia). Plus contractée encore, la fleur de Cytinus dériverait de celle de Rafflesia et serait en définitive un cyathium de 8 fleurs nues, monandres, concrescentes.

Chez les Amentales, une structure comme celle du chaton mâle de Corylus représente un état très condensé (fig. 228), dérivé, comme l’a montré ABB, de structures moins contractées. Une inflorescence élémentaire de Corylus, avec ses 4 étamines bifides et ses pièces stériles, en nombre plus ou moins grand, rappelle une petite fleur.

Que l’épi mâle de Casuarina, dont les feuilles axillent, comme on le sait, une fleur unistaminée, soit réduit à un seul verticille, et nous

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aurons, ici encore, une structure annonciatrice d’une «fleur » authentique.

On pourrait multiplier les exemples.

Quoi qu’il en soit, les recherches dont nous venons d’exposer les résultats montrent qu’un certain nombre de fleurs cachent, sous une simplicité apparente, une complexité qui explique les opinions divergentes des auteurs quant à leur interprétation. Elles ne sont pas encore parvenues au stade floral parfait ; autrement dit, elles sont à l’état préfloral. Les groupes systématiques dans lesquels les fleurs sont encore à l’état préfloral sont, sans doute, plus répandus qu’on ne le croit.

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