L’ontogénie
Nous utiliserons aussi l’ontogénie, sans oublier que ses données ne peuvent pas, elles non plus, rendre compte de tout. L’étude que nous avons faite des pièces de l’inflorescence d’Aphyllanthes monspeliensis (voir p. 76) est démonstrative à cet égard.
Les nectaires de la fleur des Crucifères qui ont la valeur d’axes sont, d’après l’ontogénie, de simples effigurations. Voici la conclusion à laquelle PAYER a été conduit en se servant uniquement des données de cette discipline :
«Quant aux glandes qu’on observe au pied des étamines d’un grand nombre de Crucifères, ce ne sont point des organes avortés; elles n’apparaissent que très longtemps après le pistil et ne sont autre chose, comme le croyait ADANSON, que des portions du réceptacle qui se sont gonflées et tuméfiées, soit au-dessus, soit au-dessous de l’insertion des étamines. »