‹ Contribution à l'étude de quelques troubles humoraux (Chlorémie et équilibre Acide base) dans les états maniaques, mélancoliques et anxieuxChapitre 21 sur 40 · ESC ES · texte numérisé non relu

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3° La chlorémie et l'équilibre acide base dans les états mélancoliques et anxieux

A) Constatations antérieures

L'existence de la rétention chlorée dans la mélancolie est signalée par Delaville et Tchermiakojsky.

Dans un cas de psychose périodique stuporale, le chiffre chloré plasmatique était légèrement élevé (3,73), mais dans un état mélancolique post typhique, dans deux dépressions mélancoliques, dans deux états anxieux, enfin, les chiffres de chlore plasmatique étaient respectivement les suivants : 4,17, 4,14, 8,82, 4,39,:4,09:

Il n’a pas été fait de dosage parallèle du chlore globulaire et de mesure du pH sanguin.

Mazza, en Italie, étudiant la chlorémie en psychiatrie, fait quelques dosages de chlore sanguin au cours de psychasthénies et ne signale aucune modification appréciable du chlore plasmatique. Là encore, aucun dosage globulaire n’a été pratiqué.

Leyritz, au contraire, étudie uniquement les modifications acido-basiques des états mélancoliques par l'analyse des urines selon la méthode de Goïiffon. Chez 22 malades, il trouve six fois une acidose franche, neuf fois une acidose relative, sept fois une hypoacidité simple. Il signale n’avoir jamais constaté d’alcalose et conclut en pensant que « la notion d’alcalose des mélancoliques est à réviser ».

Les travaux de Laignel Lavastine et de Cornélius sur l’alcalose des anxieux ont conduit ces auteurs à l'emploi d’une thérapeutique acidifiante par le chlorure de calcium et le chlorhydrate d’ammoniaque, dont ils signalent les heureux résultats.

De leurs observations concernant sept mélancoliques anxieux, il ressort que :

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