‹ Contribution à l'étude de quelques troubles humoraux (Chlorémie et équilibre Acide base) dans les états maniaques, mélancoliques et anxieuxChapitre 37 sur 40 · DM SEE SAR DNS REC RC EE · texte numérisé non relu

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Réflexe oculo-cardiaque ..............., EL O

(TONUSIAUVA TUE AE ME a MERE 54

TOAUSIdURSYMDA UNIQUE RENE 136

L’agitation se calme et, cinq jours après, un nouvel examen donne les résultats suivants :

Chlore plasmatique NE ere er Reise 3,01 Ghlore lol AITe SEEN ET Ce 1,80 RADPDOL LEE Re Ne re tn nine Ne of 0,51

On fait alors un abcès de fixation qui n’est suivi d’aucune amélioration.

3° GROUPE : Etats d’excitation maniaque symptomatiques.

OBSERVATION XVII

M. Louis D.., 50 ans, entre dans le service ouvert avec une formule psychique de maniaque : jovialité, euphorie, logorrhée, graphorrhée, abondance de projets de réformes qu’il veut tenter ; facéties, ironie.

Formule biologique de paralysie générale.

Formule physique négative.

Les examens biologiques pratiqués avant son impaludation pendant la phase d’agitation maniaque ont donné les résultats suivants :

Chlorémie (méthode de Paget):

Ghloresmplasmatique mer remet deniers 3,40 ChloreneloDUlA ITEM SN ER Pa tee 2,20

r 4 PA LL 7. RU Ye Si ; x EN LL‘ Le Ÿ. PAT ADF RADDO PER NS AS AE FR Rue 0,63 RATE NA EE ARTS AN ER LR ET ÉD 0,45 Constante d'AMPATAE RER re Me ARC 0,05 GCholestérinémier Remember 1,95

Formule et numération normales. :

Par la suite, évolution palustre, grosse amélioration psychique, atténuation sérologiique et sortie du malade.

OBSERVATION XVIII

Aïcha B.., malade placée d'office pour agitation, propos incohérents et grossiers, insultes.

A l'entrée, il s’agit d’une auto-excitation de type maniaque avec désordre dans les idées : ironie, hypermimie, gesticulations, sputations. La contention est nécessaire pour calmer la malade. L’examen somatique révèle une formule neurologique de paralysie générale avec abolition des réflexes aux membres inférieurs et signe d’Argyll Robertson.

Une enquête sérologique est positive.

Il s’agit donc d’une phase d’excitation maniaque chez une paralytique générale.

Un bilan neuro-végétatif montre une inexcitabilité végétative ; le réflexe oculo-cardiaque est négatif. L'épreuve de Daniélopolu donne les résultats suivants :

Tonus dus YMPpACMQUE ME RCRR RENERE 110 HONUSAUUIDATASVMDALNIQUE A EP ER ee 38

En pleine excitation maniaque, la chlorémie (méthode de Paget) montre un abaissement du chlore plasmatique à 3,02, avec élévation du chlore globulaire à 1,95. Le rapport érythroplasmatique est élevé à 0,64. Le pH est légèrement abaïssé : 7,30.

OBSERVATION XIX

M. Abraham B.…., âgé de 42 ans.

Dans ses antécédents, on ne relève qu’un gros choc émotif pendant la guerre et de nombreux décès dans sa descendance directe,

OT - He

A l'examen, syndrome maniaque typique : euphorie, jovialité, grande loquacité, fuite des idées : « Je suis un père de famille ne pouvant pas faire face, je suis revenu, personne très affable, c’est un honorable monsieur comme ceux qui m’entendent. »

Les examens somatique et sérologique ne décèlent aucun

2 pe +

des différents appareils et un examen biologique sanguin

. . « 2 . 4 La fait quelques jours après son entrée dans le service a donné les résultats suivants :

Chlorémie (méthode de Paget):

GChloreiplasmatiIQue ERA E RS Er SEE 3,7 Ghlôreërlobulaire Ra EnneRnente et rar 1,90 RAD DO PTE le PE à NIUE ES ee 0,53 DEAR OR Re a ER nn EME CITE 7,40

En somme, légère hyperchlorémie globulaire sans modifications sensibles du rapport globulo-plasmatique, sans modification du pH sanguin.

Etats mélancoliques et anxieux 1” GROUPE : Mélancolies périodiques

OBSERVATION I

Salomon G.…. Placement volontaire pour tentative de suicide. Sujet taciturne, émotif, a recu une instruction élémentaire. Premier accès mélancolique en 1931, à la suite d’un choc émotif et d’excès éthyliques.

A cette époque, dépression, idées de suicide, d’indignité, de déshonneur, pas de tentative de suicide.

Rien à signaler à l’examen somatique. Au bout de quelques jours, grosse amélioration, puis reprise de l’activité physique; se marie, a un enfant, et, en juin 1938, à la suite d’un nouveau choc émotif (pneumonie de son enfant), nouveaux excès éthyliques et nouvel accès mélancolique.

Dépression mélancolique simple avec, toujours, idées délirantes d’indignité, pas de tentative de suicide. Pas de syndrome de négation. Alimentation facile,

Le Toujours rien à signaler au point de vue somatique. Le 17 juin 1938 :

Chlorémie (méthode de Paget):

Chlore plasmatique Me PES CCE E 3,91 ChloresglopulaTre Re ER ENT EE 1,96 RAPOOLES ES CR eee Rte ee 0,58

Le 12 juillet 1938 :

Chlorémie (méthode de Paget):

Chlore-plasmatIQue Re Er RER eCERCeE 3,45 Chloresslobulaire PEER RE re 2,01 RADDOL UE PSS ER EL IEEE ere te 0,58

Entre temps, un traitement avec gardénal, strychnine, avait été institué.

Le malade sort guéri le 24 juillet 1938.

OBSERVATION II

Jeune femme de 23 ans, dont les antécédents héréditaires ou collatéraux n’offrent rien à signaler.

À reçu une instruction élémentaire et, à 14 ans, à la sortie de l’école, présente un premier accès de stupeur avec mutisme, refus d’aliments, pleurs. Cet accès a duré quelques mois, puis amélioration et guérison.

Quatre ans après, deux accès identiques au premier suivis, à un an d'intervalle, par un troisième et un quatrième accès de stupeur mélancolique. La malade en est à son cinquième épisode.

Etat mélancolique, tête inclinée, inertie, mutisme, regard à terre : état de stupeur ayant duré neuf jours.

Il semble qu’actuellement les crises se rapprochent, rythmées par les menstruations.

Les examens pratiqués chez cette malade ont donné les résultats suivants :

Chlorémie (méthode de Laudat, technique de Max Lévy): GhloreMblaSmMAtIQUe MN ER EE 4,35 Chlore so lobulaire REP PP Re RE 2,43 RADDOR LI: Ar nee ET OUR I 0,55

PS Sy ES

LEA ER ee ONE RS CE PT D Mr DE EL RER A 7,01

Bilan neuro-végétatif :

Réflexe oculo-cardiaque positif............ 16 Tonus du SPMPAURIQUE, RL ER ee res 144 RONUS EAU A EU A MT RS dl 64

L'accès actuel a été de courte durée et, au bout d’un mois, la malade a pu reprendre ses occupations journalières.

OBSERVATION III

Le

Zohrée N.…., malade de 53 ans, ayant été l’objet, il y a 4 ans, d’un placement d'office dans un asile de France, pour mélancolie délirante à thème hypochondriaque.

Sortie de l'asile, elle reprend une vie et une activité normales mais sédentaires : travaille comme couturière. Il y a quelques mois, les idées hypochondriaques réapparaîssent à la suite du décès d’un de ses frères, avec lequel elle vivait.

Milieu familial de psychasthéniques et d’alcooliques :

Un frère alcoolique mort de tuberculose pulmonaire. Un autre frère aliéné.

Quelques jours avant son internement, la malade avait fait une tentative de défénestration. Actuellement, préoccupations hypochondriaques constantes. Idées de négation, de persécution, fugaces et sans précisions, d’indignité.

A l'examen somatique : hypertension artérielle : 22-11 ; adiposité diffuse, malade énorme.

Une radiographie de la salle thurcique montre un agrandissement dans le sens vertical, les apophyses clinoïdes antérieures et postérieures sont unies par une lamelle osseuse.

Dans le service : comportement anxieux, tentative de suicide par stangulation ; anoréxie.

Impossibilité de faire une prise de sang correcte pour un dosage des chlorures et un pH sanguin, par suite de l’extrême adiposité.

Dans le liquide céphalo-rachidien, le taux de chlore est de 4,91.

Malade internée à Blida-Joinville,

A 4, AU Le Pie, KDCUR LE

LR

OBSERVATION IV

M. René P... est hospitalisé sur la demande de sa famille : depuis quelques semaines, en effet, il est triste, présente des idées d’auto-accusation et a fait plusieurs tentatives de suicide.

C’est un sujet qui fut toujours d'apparence chétive : né jumeau, il a un frère grand et robuste dont il a pu être le transfuseur.

Jusqu'à 18 ans, il fut sérieux, travailleur, ce fut un élève studieux, mais soucieux. Réformé pour tachycardie émotive, selon les dires de sa famille. Il s’est alors lancé dans les affaires, a fait faillite et, depuis, est devenu de plus en plus triste, soucieux, nerveux ; il s’adonna à l’éthylisme.

En 1935, il a présenté un premier épisode mélancolique avec anxiété, tentatives de suicide.

Il s’agit d’un sujet malingre, au teint bronzé, indifférent, au regard absent, immobile. De brusques injonctions arrivent à fixer son attention et mettent en évidence un tachycardie nette accompagnée de sudations. Il se plaint de constriction thoracique et d’anxiété surtout matinale. Il s’accuse de méfaits qu'il pense cependant n'avoir jamais commis : idées d’auto-accusation, d’indignité.

A trois ou quatre reprises, il a fait des tentatives de suicide qui n’ont pas abouti grâce à la surveillance dont il était l’objet. Chez ce malade, l’examen somatique est resté négatif, l’alimentation est facile. Au cours de son séjour, ce malade a pu grossir de 6 kilos. Il est sorti considérablement amélioré après traitement purement symptomatique.

L'examen biologique fait pendant la phase d’anxiété donna les résultats suivants :

Chlorémie (méthode de Laudat, technique de Max Lévy):

Chlore plaSMALIAUEP PAP REPARER ER RER 4,31

Ghlore 210 DUIAITER RE EERERET RNNEE 3,2

RADDOTE Ve ER ee CR D AU 0,64 Equilibre acide-base :

DE Se LS enr RL SO ET 7,16

Réflexe oculo-cardiaque : nul.

DONUSAdUES VIMPATRIQUE PRE PRET TE 160 LONUSSAUMTALUE PR NE PEER EE 84

SO

OBSERVATION V

Mme Berthe $S.…., malade âgée de 43 ans, fut hospitalisée il y a six ans dans une clinique de la ville pour un épisode mélancolique.

Il s'agissait d’un premier accès caractérisé par une inertie physique et psychique, des idées d’auto-accusation et des manifestations anxieuses.

Dans les antécédents de cette malade, il faut souligner

l'absence d'accès antérieurs à celui noté, l'existence d’une constitution émotive et l’apparition, il y a une dizaine d’années d’un état nerveux indéterminé, avec raideur de la nuque, qui l’aurait obligée à garder le lit pendant deux mois.

Le 24 avril 1937, cette malade est admise dans les services de neuro-psychiatrie par placement d'office, pour tentative de suicide. Le début des troubles psychiques semble remonter à quelques mois : la malade pensait être enceinte, bien qu’elle eut ses règles régulièrement. Elle est « une honte pour sa famille »; elle fuit le monde, s’isole, son activité diminue, son caractère s’aigrit. II y a deux mois, tentative de suicide par absorption de barbituriques. Inertie, mélancolie, idées de suicide et d’auto-accusation avec conservation de la plupart des facultés mentales ; on ne signale aucun trouble somatique.

Au bout de deux mois, la malade sort sur la demande de la famille.

Mais, rapidement, chez elle les idées d’indignation réapparaissent ; manifestations anxieuses, tentatives de défénestration, et, de nouveau, la malade est mise en observation.

Un examen biologique céphalo-rachidien reste négatif.

Un dosage chloré sanguin donne les résultats suivants (méthode de Laudat, technique de Max Lévy):

Chlôretplasmatique nee CE RME CENT. 4,27

ChlorenelODUIA IT ERP ECO 9,2

A DDO ER ER RUE en er At Re de etre ae 0,75 Equilibre acido-basique :

LENDARESCAADAISSÉEA PE PEER RER NE à 6,98 Bilan neuro-végétatif :

Tonusidussympathique arr MERE UR ne 124

TON AUMVATUER ER DE TL cel 56

Réfexe oculo-cardiaque : inversé.

OBSERVATION VI

M. Alban V.…., malade placé volontaire dans le service de neuro-psychiatrie pour mélancolie avec stupeur, prostation, hallucinations visuelles et auditives, idées de suicide. Malade inerte, immobile, visage parfois effaré, tristesse intense, larmes.

Mutisme absolu, idées de suicide, cherche à subtiliser des médicaments pour se suicider.

Etat mental stationnaire, idées de suicide persistantes, demande du cyanure et une seringue et trace sur un papier, d’une écriture ferme, ces quelques mots : « Je veux la mort tout simplement. »

Un examen sérique a donné :

UE ae et RS PU TS De NO rs e Re 0,22

Cette malade a présenté un accident antérieur, semblable, il y a quelques années.

OBSERVATION VII

Anna C.., malade âgée de 38 ans. Aurait présenté, depuis 4 ans, par période, des épisodes semblables à celui qui a motivé son placement volontaire. ;

Actuellement, état mélancolique dépressif, atypique. Pas d'idées délirantes. Tentatives de suicide à deux reprises à son domicile, au début de l’épisode actuel.

Malade hostile à l’examen, présentant une tendance à l’opposition et au négativisme, un ralentissement du cours des idées, une altération des sentiments familiaux. Grossièreté dans le langage.

Quelques hallucinations psychiques vagues : elle entend des voix, des insultes sont proférées contre elle ; elle y répond grossièrement.

Rien à signaler à l’examen somatique. Etat stationnaire pendant les deux mois d’hospitalisation, même après thérapeutique de choc (lait, sulfosine).

Quinze jours après son entrée dans le service, un examen biologique mettait en évidence :

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