‹ Contribution à l'étude de quelques troubles humoraux (Chlorémie et équilibre Acide base) dans les états maniaques, mélancoliques et anxieuxChapitre 7 sur 40 · DE LA FACULTE ET DES HOPITAUX · texte numérisé non relu

DE LA FACULTE ET DES HOPITAUX

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Introduction

C’est grâce à la biochimie, à ses méthodes d’analyse, à ses synthèses thérapeutiques que des progrès considérables ont pu être réalisés en clinique.

Il était naturel que la pathologie mentale, qui reste si mystérieuse dans ses processus étiologiques et pathogéniques, cherchât dans ce domaine des informations utiles. Par l’étude des perturbations humorales, on voudrait aujourd’hui donner aux syndromes psychiatriques des fondements biologiques qui permettent de les mieux connaître et de les mieux traiter.

Les syndromes maniaco-dépressifs, en raison de leur fréquence et de leur constance symptomatique, ont été les premiers étudiés à ce point de vue. Les résultats recueillis sont déjà nombreux : on a, par exemple, reconnu un syndrome biologique de la mélancolie qui a permis des applications thérapeutiques efficaces.

Pour établir les causes des perturbations biologiques, les méthodes biochimiques sont sans cesse perfectionnées. Elles permettent des dosages plus rigoureux et laissent peu de place à la critique ; l’étude de la chlorémie en est un exemple frappant.

Le rôle du chlorure de sodium, en général, est depuis longtemps connu et son emploi thérapeutique remonte déjà fort loin ; maïs ce n’est que grâce aux perfectionnements tout récents des méthodes de dosage que l’on peut connaître les chiffres normaux de la chlorémie et que l’on peut comparer des résultats jusque-là non comparables, parce qu’obtenus par des méthodes différentes.

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C’est en tenant compte des recommandations édictées par la Société de Chimie Biologique, en mai 1937, que nous avons accompli notre travail.

Bien vite d’ailleurs nous nous sommes aperçu que les variations pathologiques de la chlorémie ne peuvent être interprétées qu’à la lumière d’autres modifications biologiques que nous avons dû étudier : équilibre acide base, état d’hydratation des tissus, métabolisme des matières protéiques, état du système nerveux végétatif, en particulier.

Poursuivant donc nos recherches dans les états maniaques, mélancoliques et anxieux, nous avons abouti à des constatations qui n’ont peut-être pas en ellesmêmes une très grande portée, mais qui, par la rigueur de nos techniques, paraissent à l’abri de toute critique. Elles fixent ainsi un point sur lequel on avait fourni jusqu'ici des résultats contradictoires ou, du moins, trop incertains.

Pénétrer le mécanisme même des états maniaques et mélancoliques n’est peut-être pas un vain espoir. Ce que nous avons voulu ici, c’est apporter une contribution à l’étude biologique de ces états, ainsi qu’à l'établissement des perturbations fonctionnelles qui les accompagnent : étape première et indispensable à la découverte de leur étiologie et à l’institution d’une thérapeutique efficace.

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