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OBSERVATION XLIT (Sick, Berlin klin, Wochenschrift. 1886.)
Ouvrier, vingt-six, ans meurt noyé. À l’autopsie on découvre une hernie diaphragmatique, se faisant par la portion lombaire du diaphragme. (Orifice de Bochdalek.) Les adhérences du poumon, la grosseur du rein démontrent que la hernie n’était pas congénitale, mais bien traumatiqne et qu’elle remontait à plusieurs années.
OBsERvATION XLIII
Classification des hernies diaphragmatiques. Bulletin de la Société médicale de Bologne, sept. et oct. 1886. Yerardini in Franceschi, 1885.)
Un homme fut atteint d’une plaie pénétrante au niveau de la dernière fausse côte. Il était guéri et se portait bien depuis dixneuf ans quand il fut pris subitement de signes d’obstruction. Mort sept jours après. L’autopsie montral’existence d’un orifice au centre du diaphragme, le côlon transverse et le jéjunum passés dans la plèvre et étranglés.
OBsERvVATION XLIV
(Zannini Paolo,in Franceschi, 1881.)
Homme, soixante-huit ans, reçut un coup de poignard dans la partie inférieure de la poitrine, et guérit. Vingt deux ans après, il fut pris subitement d’une vive douleur dans la poitrine, sous le sein gauche, vomissements, dyspnée, mort endix heures. On trouve dans le centre de la moitié gauche du diaphragme un trou ovale à bords lisses par lequel étaient passés dans le côté gauche du thorax une portion du côlon transverse et la majeure partie du grand épiploon.
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OBsERvVATION XLV
(Lallement, Association française, Congrès de Nancy, 1886.)
Homme, quarante -sept ans, tombe le côté droit sur une barre de fer, douleur vive, hématurie, amélioration rapide, le malade se lève le dixième jour il est pris d’hématurie et des signes d’hémorragie interne et meurt.
A l’autopsie on trouve dans la plèvre gauche, l'estomac engagé par sa grande courbure, la portion gauche du côlon transverse ainsi que le grand épiploon. L’orifice du diaphragme, d'aspect fibreux et épaissi, était ovale et avait 7 centimètres sur son grand axe; il siègeait dans le foliole gaucheet touchait au foliole médian, et était distant de 2 centimètres de l'anneau œsophagien.
On trouve en outre une rupture du rein droit atteint de dégénérescence scléreuse avec traces de péritonite ancienne à ce niveau, lésions dues à ce que trois ans auparavant le malade avait eu le flanc droit serré entre deux tampons de wagon, accident dont il avait guéri en cinq semaines. Il n’avait eu depuis que quelques douleurs dans le flanc gauche.
OBSERVATION XLVI
(Chevreau, Rec. méd. et de pharm. milit.)
Soldat, vingt-neuf ans, dansait lorsqu'il fut prit subitement de coliques avec symptômes d’étranglement interne. Mort deux jours après. Depuis cinq ans cet homme avait des crises douloureuses dans le côté gauche, quelques années avant, étant dragon, il avait reçu un coup de lance entre la 6° et la 7° côtes à gauche. A l'autopsie, on trouve dans la plèvre 15 pouces de côlon de l’épiploon adhérant intimement à l’anneau. Dans le diaphragme existe un trou de 7 à 8 lignes, arrondi à bords épais, offrant l'aspect d’une ouverture naturelle.
OBsERvVATION XLVII (Cayla, Bull. Soc. anat. 28 novembre 1884 )
En soulevant une pièce de fonte un homme ressent une vive douleur et présente des signes d'obstruction intestinale.
Mort. Auwtopsie, hernie diaphragmatique sans sac, l’estomac et l'épiploon s’engagent par un orifice de la dimension d’une pièce de 5 francs, pas de continuité entre les séreuses pleurale et péritonéale sur les bords de l’anneau. Donc pas hernie congénitale. Six mois avant ce malade avait eu des crises de vomissements attribuées alors à des coliques saturnines. Peut être était-ce déjà des signes de sa hernie ignorée.
OBsERVATION XLVIII
(Annequin, Archives de médecine et de pharmacie militaire, t. XXI p. 33, 1893.)
X... soldat, chasseur à pied, entre à l’hôpital le 4 mars 1892 avec des symptômes d’étranglement interne et état général très grave ne permettant pas de tenter une laparotomie avec chance de succès. Mort trente-six heures après. À l’autopsie on trouve une hernie diaphragmatique étranglée comprenant l’épiploon et l’angle formé par le côlon transverse et le côlon descendant.
Le sujet éprouvait depuis deux ans, pendant les efforts musculaires violents, des coliques passagères mais assez vives, au niveau de la région épigastrique. Trois jours avant son entrée à l'hôpital X... avait éprouvé en sautantla piste une douleur plus violente que d'habitude et un début de syncope qui le firent admettre d'urgence à l’infirmerie. La hernie constatée à l’autopsie était du volume du poing, et s'était faite à travers une boutonnière musculaire du diaphragme de 2 cm. 1/2 de longueur, située en dehors du foliole gauche du centre phrénique, à 5 centimètres de la partie moyenne du rein.
L’épiploon hernié présentait un noyau fortement induré de la
Tin grosseur d’une noix, qui adhérait fortement à un côté de la boutonnière diaphragmatique.
Tout porte à croire que les douleurs ressenties depuis deux ans par X... provenaient d’une hernie épiploo-graisseuse formée par la petite masse indurée trouvée adhérente à l'anneau. Sous l'influence de travaux de force l’éraillure du diaphragme dut s’agrandir jusqu’au jour où un effort violent a amené la hernie d'une grosse masse d’épiploon et d’une anse du côlon.
OBsERVATION XLIX (A. Neumann, Deut. med, Wochenschr., 16 août 1894.)
Homme vingt-neuf ans, marchand de vin, est pris de douleurs péri-ombilicales et présente bientôt tous les symptômes d’obstruction intestinale aiguë : ventre ballonné et douloureux, vomissements fécaloïdes, absence de selles et de gaz depuis six jours. L'examen du malade montre que la base des deux poumons était située plus haut qu’à l’état normal, Laparotomie : On fut frappé de l’absence du côlon transverse et de l’épiploon. On inspecta systématiquement l'intestin grêle qui fut trouvé libre. On constata que le côlon descendant s’engageait, au niveau du coude qu’il forme avec le côlon transverse, dans un orifice du diaphragme, orifice des dimensions d’une pièce de 2 francs. D'un autre côté, le même orifice livrait passage à un segment du côlon transverse, accompagné d’épiploon, L'intestin n’adhérait qu’à la moitié droite du pourtour de l’orifice. Après un débridement de 3 centimètres de l’anneau, on put dégager les 50 centimètres d'intestins herniés. Tamponnement de l’orifice à la gaze iodoformée, suture de la plaie abdominale. L'opération, sous anesthésie à l’éther avait duré une heure et demie. Le malade, qui sembla s'être rétabli après l’opération, succomba dans la soirée. Autopsie : l'orifice diaphragmatique se trouvait, sur la place de la ligne axillaire moyenne, à hauteur de la 6° côte, à 4 centimètres des insertions du diaphragme. Neumann suppose qu’il était d’origine congénitale, et que c'est sous l'influence des vomissements auxquels était sujet Le malade, que l'intestin s'est engagé pour s'étrangler ensuite,
le
OBSERVATION L
Hernie diaphragmatique droite traumatique, observée par Murchison. (Citée par Hollis, in Zhe E ancet, 1891.)
Homme, cinquante-cinq ans, mort de pneumonie, présente sur le côté droit du diaphragme un orifice de 6 pouces de diamètre, par lequel presque tout le lobe droit du foie et la vésicule étaient engagés dans la plèvre droite. Bords d2 l'anneau bien limités. La présence de profondes cicatrices dans le foie a fait penser au D' Marchison que la hernie était due à une vieille rupture à ce niveau.
OBSERVATION LI
Hernie droite du poumon au niveau d'une déchirure du diaphragme, consécutive à un traumatisme. (Beale, the Lancet, 1892.)
Un homme écrasé sous une voiture mourut deux mois après le traumatisme. Il avait souffert dans le côté droit depuis cette époque. A l’autopsie, on trouva entre la face supérieure du foie et le diaphragme un abcès cloisonné, dans lequel étaient deux fragments d'un tissu qui fut reconnu pour étre du parenchyme pulmonaire.
L’auteur conclut qu’à la suite de la déchirure du diaphragme, une partie du poumon s’est herniée dans la cavité abdominale, et que cette portion amincie, puis étranglée, s’est gangrenée. Les deux fragments sont devenus libres, et la déchirure du diaphragme s’est fermée.