‹ Contribution à l'étude de quelques variétés de Hernies Rares au point de vue de leur siègeChapitre 12 sur 35 · LAS OR E · texte numérisé non relu

LAS OR E

n’était pas allée à la seïile depuis plusieurs jours. Douleur vive dans l’hypocondre gauche, Entra bientôt en travail et accoucha d’un enfant vivant, mais le pouls devint filiforme, l’état général s’aggrava et la mort survint dans le collapsus.

Autopsie. — Intestin grêle distendu ainsi que le cæcum et le côlon ascendant et transverse. Dans la plèvre 408 grammes de liquide séro-sanguinolent : le poumon est refoulé; en arrière et en dehors on trouve une tumeur grosse comme deux oranges, formée par l’épiploon turgescent hernié et par une anse du côlon. L’anneau de la hernie est l’orifice œsophagien très agrandi. L’épiploon et l’intestin ont passé en arrière et à gauche de l’œsophage ; on ne peut réduire l’intestin, même par des tractions prolongées.

OBSERVATION XXXIV (Hyelt, In Zarhesbericht Wirchow, 1882.)

Marin, vingt-un ans,tomba en mars 1881 d’unehauteur de 50 pieds. Resta cinq jours sans connaissance à l'hôpital où il demeura sept mois pour une fracturé du maxillaire inférieur. Depuis se portait bien quand, dans un effort pour enlever quelqu'un, il sentit une vive douleur à l’ombilie. Put rentrer chez lui à 1 kilomètre, mais présenta bientôt tous les signes de l’étranglement herniaire. A l’autopsie on trouva une hernie diaphragmatique étranglée. L’orifice pouvait être regardé comme l’élargissement de l’anneau œsophagien : il avait la forme d’une demi-lune; son diamètre était de 7 centimètres, Dans la cavité pleurale gauche sous le poumon, se trouvaient l’estomac, le duodénum,, une partie de l’iléon, le grand épiploon, le mésentère et 40 centimètres du côlon.

OBSERVATION XXXV

(Gzernicki, Arc. méd. Milit. 1894.)

Un homme fut pris subitement de douleurs abdominales avec vomissements, fréquence du pouls. Le cœur était dévié à droite, dans la plèvre gauche on percevait des bruits anormaux avec des zones mates et sonores alternantes.

SA

Le malade mourut subitement. A l’autopsie on trouva dans la plèvre gauche l'estomac refoulant le poumon très haut, l'épiploon et la rate sont aussi herniés. Le diaphragme présente en arrière et à gauche à quatre travers de doigt de l’œsophage une déchirure de 12 centimètres de long sur 6 de large. L’estomac présente une perforation au niveau d’une zone de ramollissement inflammatoire siégeant sur la grande courbure.

Or dix-sept jours auparavant le malade avait ressenti pendant quelques heures dans l'estomac des douleurs atroces qu'il attribuait à un accident survenu au gymnase. Huit jours après les mêmes accidents reparurent pour disparaître de même, enfin une semaine après, troisième crise douloureuse au cours de laquelle il mourut. Il avait donc eu pendant quinze à vingt jours, un segment de l’estomac étranglé dans l'orifice diaphragmatique. Outre l’accident de gymnase, le malade avait la veille lutté à main plate avec un athlète de foire. Le mécanisme de la rupture s’expliquerait ainsi par l'étreinte de l’abdomen et l'effort,

OBsERVATION XXXVI

H. diaphragm. consécutive à une rupture du diaphragme. (Wedd, Philadelph. med. and. surg. Report, p. 647, décembre 1883).

Homme, quarante ans, sujet à constipation intermittente, ressentant de vives douleurs dans le bas ventre et dans l’aine gauche qui irradiaient dans le côté gauche de la poitrine et de la tête.

Bien que des lavements forcés eussent amené des matières, les forces diminuèrent et il mourut le onzième jour. A l’autopsie on trouva dans le côté gauche du thorax, baignant dans le pus 12 pouces de côlon transverse et descendant et une petite portion du grand eul-de-sac de l'estomac qui pénétraient au travers une déchirure du diaphragme et qui était adhérente aux lèvres de l'orifice. L’abcès communiquait avec la lumière de l'intestin,

Pos

OBSERVATION XXX VII (Franceschi, In Mémoire, 1885.)

Un paysan reçut une balle de fusil entre la 4° et 5° côte vers le bord inférieur de l’omoplate ; il guérit : mais huit ans après, il fut pris d'accidents d’obstruction intestinale et mourut, On trouva à l’autopsie, en arrière du diaphragme, un orifice par où le côlon transverse et l’épiploon s'étaient engagés dans la moitié gauche du thorax, le côlon était ulcéré et gangréné.

OBsERvATION XXX VIII (Dietz, th. Doctorat, Strasbourg, 1881.)

Un jardinier de soixante ans meurt d’un cancer du foie. A l’autopsie on trouva dans la plèvre gauche, l'estomac, 85 centimètres de gros intestin, la moitié de la rate et une partie du foie cancéreux. L’orifice du diaphragme situé dans le foliole gauche mesurait 7 centimètres sur 3. Dans l'histoire de ce malade on trouva une chute d’un arbre survenue quatorze ans avant, qui ne l’obligea pas à s'arrêter de travailler. Depuis il avait été écrasé sous le poids d'une vache tombée sur lui.

OBSERVATION XXXIX (A. Blum, Arc. génér. de méd., p. 8, janvier 1896.)

X... vint huit ans, pêcheur à l’épervier, entre à l'hôpital Saint- Antoine le 22 juin 1895. Il avait des nausées depuis quatre à cinq jours lorsque le 20 juin, dans un effort de vomissement, il ressentit une douleur très vive dans le ventre, Depuis ce moment se sont manifesté tous les signes d’un étranglement herniaire.

On pratique immédiatement la laparotomie médiane sus-ombilicale. L’estomac, la région du pylore, l'intestin sont explorés sans que l’on trouve autre chose que quelques brides épiploïques rompues au niveau du pylore, Le ventre est refermé.

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Les signes d’obstruction persistent et le malade succombe le 25.

Autopsie. — L'intestin est presque caché dans la fosse iliaque gauche. C’est en le dévidant qu’on le voit s'engager dans une boutonnière diaphragmatique représentant l’anneau de la hernie. Get anneau est situé au niveau du foliole gauche du diaphragme, il est petit et admettrait à peine le pouce. La hernie est volumineuse, la longueur d'intestin hernié est de 1" 40, l'intestin logé en dehors du poumon dans la cavité pleurale remonte jusqu’au 4° espace intercostal.

Il n’y apas de sac. Avec l'intestin a fait issue un peu d’épiploon. Cest la portion initiale du jéjunum qui est engagée.

L’absence d’empreinte sur le poumon gauche, l’âge du malade, son excellent état de santé antérieur auraient suffi à démontrer l’origine non congénitale d’une hernie aussi volumineuse. Les renseignements recueillis en montrèrent l’origine traumatique.

Le malade avait reçu huit ans avant, dans une rixe, plusieurs coups de couteau dont un au niveau de l’hypocondre gauche. Il guérit rapidement, mais son métier de pêcheur à l’épervier exigeait de violents efforts; depuis quelque temps il avait des nausées. Le 20 juin pensant se soulager, il veut se faire vomir en introduisant ses doigts dans la gorge. Au premier effort de vomissement, il ressentit dans la région de l’estomac une douleur tellement vive qu’il crut avoir quelque chose d’arraché, racontait-il. Il eut beaucoup de peine à se relever et bientôt apparurent les signes d’obstruction qui le firent entrer à l’hôpital.

OBsERvVATION XLI (Hollis, The Lancet, p. 1095, 1891.)

Jeune homme, seize ans, meurt avec signes d’obstruction aiguë. À l’autopsie on trouve tout l'intestin grêle, la fin du duodénum, le côlon ascendant et transverse passant dans la cavité thoracique par un orifice situé entre le pilier gauche et le ligament arqué du diaphragme.

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