Anatomie et Physiologie
Le diaphragme est la cloison musculo-aponévrotique qui sépare la cavité thoracique de l'abdomen. De la portion aponévrotique centrale, appelée encore centre phrénique ou trèfle aponévrotique à cause de sa forme en feuille de trèfle, partent les faisceaux musculaires sternaux, costaux et lombaires qui vont chercher insertion sur tout le pourtour de la paroi thoracique. Au niveau de Ja colonne
vertébraleles faisceaux lombaires formentles deux piliers du diaphragme, entre lesquels sont situés deux orifices importants séparés eux-mêmes par des faisceaux anastomotiques que s’envoient mutuellement les piliers: un orifice supérieur ou œsophagien, entièrement formé par des faisceaux musculaires, et donnant passage à l'œsophage qu’accompagnent les deux pneumogastriques, un orifice inférieur ou aortique traversé par l'aorte, le canal thoracique et la grande veine azygos, ce second orifice en grande partie circonscrit par du tissu fibreux. Sur le centre phrénique à la réunion de la foliole droite avec la foliole moyenne se trouve l’orifice destiné à la veine cave inférieure : cet orifice d'aspect quadrilatère adhère intimement par son pourtour à la tunique externe du vaisseau qui le traverse. Les autres faisceaux postérieurs du diaphragme viennent se jeter sur deux arcades fibreuses : arcade fibreuse du psoas, s'étendant du corps de la deuxième vertèbre lombaire à la base de l’apophyse transverse de la première, et arcade du carré des lombes ou ligament cintré du diaphragme, qui s'étend transversalement des apophyses transverses des deux premières vertèbres lombaires au sommet de la douzième côte.
Signalons encore que les deux faisceaux sternaux sont quelquefois séparés l’un de l’autre par un espace linéaire parfois assez prononcé pour établir une communication directe entre le tissu cellulaire du médiastin et le tissu cellulaire sous-péritonéal.
Comment se développe le diaphragme? Des diverses idées émises à ce sujet, celle du développement centrifuge, semble avoir été la plus admise: c’est sur elle que se base l'hypothèse de Cruveilhier d’après laquelle les
HAE arrêts ou les défauts de développement du diaphragme se formeraient de la même façon que les orifices normaux œsophagien ou aortique par la rencontre des faisceaux diaphragmatiques en voie de déveioppement, avec un viscère abdominal anormalement situé.
Le diaphragme est un muscle essentiellement inspirateur. Prenant son point d’appui au niveau du centre phrénique, immobile par suite de son adhérence au péricarde, maintenu lui-même par le ligament suspenseur du cœur, le diaphragme en se contractant dilate le thorax en agrandissant à la fois les trois diamètres de cette cavité. Le diaphragme ne saurait influencer par ses contractions les orifices à pourtour aponévrotique ou fibreux, normaux ou anormaux qui le traversent; on admet au contraire qu’il agit en le rétrécissant sur un orifice tel-que l’orifice œsophagien, qui est formé par des plans musculaires: