CONCLUSIONS
I. — Les abcès de l'ovaire quels qu'ils soient, primitifs ou secondaires, méritent une place beaucoup plus considérable que celle qui leur est faite dans les ouvrages classiques.
II. — Les abcès primitifs de l’ovaire sont loin d'’être une rareté, ainsi que le montrent les cinq cas recueillis au cours de ces onze dernières années.
III. — Le signe le plus constant en est la perception au toucher vaginai d’une masse para utérine dure, douloureuse.
IV. — Les abcès de l'ovaire secondaires à une affection pelvienne sont, eux, fréquents : 23 cas sur 110 observations de salpingites opérées.
V. — Parmi eux, il faut attirer l’attention sur les cas où l’abcès de l'ovaire ne coexiste qu'avec des lésions minimes des trompes, lésions sur lesquelles il prend nettement le pas.
IV. — L'abcès de l'ovaire a une évolution particulièrement tenace et n’a aucune tendance à se résorber spontanément, rappelant en cela l’évolution de la salpingite tuberculeuse avec laquelle il est souvent de diagnostic difficile, mais très important, car cette dernière peut poser des indications thérapeutiques nettement différentes.
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VII. - C'est vraisemblablement là qu'il faut chercher la raison pour laquelle un certain nombre de salpingites non tuberculeuses, ne refroidissent pas sous l’action du traitement médical.
VIIT. — Aussi, lorsqu'après un mois de traitement: repos au lit, application de glace sur l'abdomen, vaccimothérapie, une salpingite ne s’est pas refroïdie et que rien ne permet de penser à la tuberculose, on doit porter le diagnostic d’abcès de l'ovaire et intervenir.
IX. — L'’exérèse chirurgicale est en effet le seul traitement de l’abcès de l'ovaire.
Vu : Vu :
Le Doyen, Le PRÉSIDENT DE LA THÈSE, ROUSSY. PROUST.
Vu et permis de l’Académie :