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ponction lorsqu'on a bien sous les yeux la surface hépatique. Mais les explorations chirurgicales ne sont permises, nous le répétons, que si l'analyse symptomatique a donné des présomptions suffisantes en faveur de l’abcès du foie. À ce point de vue, deux cas sont à distinguer, selon que l’abcès se traduit au dehors par une tumeur lisse, arrondie, ou par une hypertrophie plus ou moins diffuse du foie.
Le premier cas était celui du malade de M. Broca, dont nous publions aujourd’hui l’histoire. Dans nos pays, on songera alors forcément à un kyste hydatique, et les phénomènes inflammatoires locaux ou généraux feront diagnostiquer la suppuration de ce kyste.
Dans les régions où l’abcès du foie est fréquent, notre cas eût peut-être éveillé l’idée d’abcès, en raison des troubles intestinaux préalables, mais, à Paris, il s’agit d’un de ces cas trop exceptionnels pour que l’on puisse tirer des conclusions valables.
Nous en dirons autant pour les abcès centraux, causant une hypertrophie diffuse du foie, surtout d’un lobe de ce foie. Les diagnostics les plus divers, de la pleurésie à la fièvre typhoïde, sont alors portés, jusqu'au jour, où, sur la masse, se détache une bosselure à un moment donné, fluctuante. Jusqu'alors, en effet, d’après les deux cas observés par M. Broca, c'est l’état général infectieux qui domine dans le tableau symptomatique. Chez un des deux malades précités, pendant trois semaines, on crutà une fièvre typhoïde et M. Broca fut appelé, une fois faite la ponc-