‹ Contribution à l'étude des abcès du pénisChapitre 27 sur 36 · XIV* OBSERVATION · texte numérisé non relu

XIV* OBSERVATION

(Journ. des Mal. cutan. et syphil., 1902, Professeur AUDRY.)

Jeune homme robuste de 25 ans. Première chaudepisse à 16 ans, compliquée, huit à dix jours après son début, d’un abcès développé sur la face inférieure du pénis, ouvert spontanément et guéri au bout d’un mois. À 21 ans, deuxième chaudepisse, deuxième abcès semblable ayant évolué de la même manière. Il a pris sa troisième et dernière chaudepisse il y a deux mois. |

Au bout de trois semaines, tuméfaction, douleur sur la face inférieure du pénis; ouverture spontanée d'un abcès semblable aux précédents. Il restait une petite ouverture pustuleuse un peu à droite de la partie moyenne de la ligne médiane, quand il se forma une autre petite tumeur, qui se vida, il y a cinq jours, par un petit pertuis situé à gauche.

Quand je le vis, il avait une arthrite à gonocoques bien caractérisée, sans complications vésicale, prostatique ou épididymaire. À la partie moyenne de la face inférieure du pénis, masse dure et irrégulière, profondément striée, adhérente à l’urèthre et à la peau, ouverte à l’extérieur par les deux trajets indiqués ; l’un d’eux donnait un peu de pus sans gonocoques.

Anesthésie; extirpation de la masse indurée, qui adhère à l’urèthre spongieux, et qu’on enlève sans ouvrir la muqueuse uréthrale. Cette masse est formée

de tissu d’inflammation, limitant une cavité à parois mal indiquées.

En excisant la partie la plus voisine de l’urèthre, j'aperçois sur un fragment deux imperceptibles points jaunes d'apparence vaguement canaliculaire et qui

ressemblent à la coupe de lymphatiques infectés. Suites opératoires simples.

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