‹ Contribution à l'étude des abcès du pénisChapitre 33 sur 36 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Cette étude comporte l'examen macroscopique et microscopique des abcès du pénis.

Au point de vue macroscopique, ces abcès peuvent présenter des particularités, suivant leur localisation, leurs dimensions et leurs rapports avec la peau et l’urèthre ; ce sont des abcès superficiels, tendant plutôt à faire saillie du côté de la peau que de l’urèthre.

Les uns sont manifestement dus à la suppuration des troncs lymphatiques ; ils siègent sur la face dorsale du pénis, atteignant le volume d’une noix. Le vaisseau lymphatique altéré se laisse

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distendre, de façon à constituer une volumineuse ampoule remplie de pus. Après incision, la sonde, introduite dans la plaie, permet de constater que la cavité se prolonge par un trajet fistuleux le long du tronc lymphatique hypertrophié. Autour de ce foyer central, dans le tissu cellulaire environnant, s’en développe un second qui amène le décollement de la peau sur toute la périphérie et tend à s'ouvrir au dehors.

Ceux de la partie inférieure siègent dans le tissu cellulaire intermédiaire à l’urèthre et à la peau. $

Les uns sont nettement limités, ne dépassant guére le volume d’une noisette, mobiles sur la paroi de l’urêthre, adhérant à la peau, qu’ils soulèvent. L’incision amène dans une cavité bien limitée, indépendante de l’urèthre.

Il en est qui adhèrent par un pédicule à la partie de l’urèthre : ce sont les abcès chroniques et récidivants. :

D’autres occupent toute la longueur du pénis, soulevant la peau, qui est rouge, luisante et parfois violacée. Tantôt la cavité est nettement limitée à la paroi inférieure du pénis: telest le cas pour les abcès étendus; tantôt elle se prolonge du côté du scrotum et sur les faces latérales de la verge, comme dans les abcès diffus ; 1l est rare d'observer une communication avec l’urêthre.

Au point de vue histologique, il faut distinguer les abcès aigus et les abcès chroniques.

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