‹ Contribution à l'étude des abcès du pénisChapitre 4 sur 36 · LEO · texte numérisé non relu

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ler diverses communications ou articles : d’abord, une observation de Sorbets publiée dans la Gusette des Hôpitaux de 1881, relative au phlegmon périuréthral et à l’inflammation des corps caverneux ; une autre de Billard, parue en 1897 dans le Journal des maladies cutanées et syphilitiques, concernant une lymphite suppurée au cours d’une chaudepisse. Nous signalons enfin les articles du dictionnaire de Dechambre, dus à la plume de Beaugrand et Monod, et relatifs aux abcès périuréthraux et aux lymphites du pénis.

Le chancre mou peut, lui aussi, s'accompagner de la production d’abcès circonscrits, paraissant sur le trajet d’un cordon lymphatique de la face. dorsale du pénis.

Dès 1838, Ricord, dans son Traité des maladies vénériennes, constate, sur 271 cas de chancre, 11 cas de lymphite dorsale, dont 5se terminent par suppuration. Mais ces abcès ont ceci de caracté-: ristique, c’est qu’ils évoluent comme des chancres mous. Ouvert spontanément ou non, « l’orifice ne présente pas de tendance à la cicatrisation. Il s’ulcère, s’élargit, se creuse; les bords, irrégulers, se décollent; le fond grisâtre laisse écouler un pus abondant ».

En 1865, Rollet décrit ee spécial de ces abcès. « La suppuration s’y forme dans tous les points à peu près; le sommet n’est guére plus ramolli que la base. Bien plus, pour peu qu’on tarde à les ouvrir, la peau qui les recouvre devient

ES RES tellement mince qu'on dirait une ampoule purulente plutôt qu’un abcès. »

En 1877, Billet signale, dans la moitié des Cas, la suppuration comme terminaison de la lymphite chancreuse.

Verdier, dans sa thèse de 1884 sur les abcès lymphangitiques d’origine chancreuse, signale la production d’une série de chancres, échelonnés sur le dos de la verge, succédant à l’ouverture d'autant d’abcès. Il ne détermine pas les conditions étiologiques qui favorisent la suppuration. Il note cependant la vérole dans les antécédents de plusieurs de ses malades. Pour lui, la véritable condition pathogénique serait l'introduction et la migration à travers les vaisseaux lymphatiques du principe virulent du chancre mou.

En terminant cet historique, il nous reste à signaler certaines terminaisons, rares, il est vrai, de la Iymphite syphilitique.

La suppuration a été notée par Vacca Berlinghieri et Ricord, mais surtout par Bassereau (1852). « La base indurée du chancre, dit-il, se transforma ‘en une tumeur phlegmoneuse qui s’ouvrit aprés untravail inflammatoire lent. [ls’en écoula un liquide moins épais et plus blanc que le liquide phlegmoneux. La plaie resta longtemps fistuleuse ; elle était en communication avec l’intérieur d’un lymphatique hypertrophié, comme il était facile de s’en apercevoir au moyen de la sonde cannelée, »

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Plus loin, il ajoute : « J'ai eu l’occasion de disséquer un de ces vaisseaux fistuleux sur un sujet qui succomba à une maladie aiguë dans le cours de lasyphilis. L’artère et la veine étaient intactes ; le canal fistuleux n’était qu’un vaisseau lymphatique hypertrophié allant se perdre dans les gan-. glions inguinaux droits, tandis que son extrémité se terminait dans le tissu qu'avait occupé l’induration chancreuse. »

Après lui, de 1865 à 1873, Rollet, Follin, Lancereaux se sont contentés d'étudier l’état du cordon lymphatique, laissant de côté la marche de l’abcès et son aspect spécial.

On trouve à ce sujet, dans la thèse de Billet, des détails intéressants sur lesquels Horteloup paraitavoir, le premier, attiré l'attention. L’abcès lymphatique ouvert pourrait, d’après lui, revêtir l'aspect d’un chancre du fourreau, à surface légèrement bombée, arrondie, de teinte rouge vineuse, reposant sur une base indurée : on aurait dit lasurface d’un chancre ecthymateux dépourvu de croûte. |

DEVLSTON

À voir les choses en gros, on peut diviser les abcès du pénis en deux grandes classes :

1° La première renferme les abcès lymphangitiques qui se développent à une distance plus ou moins grande du point d'infection;

2° La seconde concerne les abcès périfolliculaires, c’est-à-dire ceux qui se sont développés immédiatement autour du foyer. Ce mot périfolliculaire est pris dans le sens le plus large; toutefois, d’une manière générale, il s’agit de périfolliculite développée sous la peau. Il ne nous a pas” paru utile de reprendre ici l'étude des folliculites uréthrales, qui a été faite bien souvent. ;

Aprés avoir résumé rapidement les caractères cliniques présentés par l’une ou l’autre de ces deux classes d’abcès, nous énumérerons les diverses modalités, localisations et marche que peuvent offrir ces abcès.

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