‹ Contribution à l'Étude des abcès froids périostiques du thoraxChapitre 4 sur 27 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La définition des abcès froids périostiques du

thorax a été donnée d’une façon très exacte par Choné, dans une thèse soutenue en 1873, et écrite’ sous l'inspiration de son maître M. Gaujot :

« En dehors, dit-il, des abcès phlegmoneux ordinaires ; des abcès froids idiopathiques qui peuvent se montrer sur les parois thoraciques comme partout ailleurs; des abcès par congestion, symptomatiques d’une carie vertébrale, costale ou sternale, et enfin des suppurations provenant d’un empyème ayant perforé les espaces intercostaux, on observe encore, plus particulièrement dans les hôpitaux militaires, une catégorie d’abcès froids ou subaigus ayant une physionomie, une marche et une évolution particulières, et dont le développement coïncide avec une périostite des os sous-jacents, soit que cette périostite précède la collection puralente soit qu’elle en résulte. »

Cette variété d’abcès froids fera le sujet de notre

FN

étude, et nous nous occuperons exclusivement de ceux qui ont pour siège les parois thoraciques, se développant aux dépens du périoste des côtes en dedans ou en dehors du plan de la poitrine. Nous laisserons de côté les abcès périostiques développés aux dépens des autres régions du corps, bien que nous leur reconnaissions des symptômes et une nature intime tout à fait identiques.

Les manifestations cliniques de cette maladie sont bien connues depuis longtemps, surtout des médecins militaires : nous ne pensons pas non plus dire rien de bien nouveau sur leur marche, leur pronostic et leur traitement.

Quant à leur pathogénie, et aux lésions anatomopathologiques qu'ils provoquent, ces points trèsintéressants de leur étude sont restés longtemps enveloppés de la plus grande obscurité : aujourd’hui ils sont complétement élucidés.

Les quelques observations inédites que nous rapportons et que nous analysons, nous ont semblé confirmer pleinement la nouvelle théorie que l’on a proposée pour les expliquer.

Nous apportons donc à cette théorie l’appoint de quelques observations nouvelles, et nous analysons les derniers travaux parus sur la question.

Avant d'entrer dans notre sujet, qu’il nous soit permis de remercier M. le professeur Lannelongue d’avoir bien voulu nous faire l'honneur d’accepter la présidence de cette (thèse,

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