‹ Contribution à l'étude des abcès péripharyngiensChapitre 3 sur 24 · ANT ES · texte numérisé non relu

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venir à élucider ces points, nous nous tiendrons pour satisfait, convaincu d’avoir fait œuvre utile.

Nous rappellerons d'abord la disposition anatomique des ganglions lymphatiques péripharyngiens, puis nous étudierons le siège et l'évolution anatomiques des abcès qui peuvent s'y développer. Après avoir rapidement esquissé les symptômes, d’ailleurs connus, et rapporté nos observations, nous insisterons sur un point de diagnostic pour arriver au traitement qui est en la matière le point capital.

Avant d'aborder notre sujet, nous sommes heureux de nous conformer à l'usage et de remercier ici tous ceux qui ont bien voulu nous permettre de profiter de leur enseignement dans les hôpitaux.

Tout d'abord, nous tenons à rendre ici hommage à la mémoire de notre regretté maître Léon Lefort, qui guida nos premiers pas en chirurgie.

Que M. le docteur Letulle, professeur agrégé médecin de l'hôpital Saint-Antoine, veuille bien recevoir l'expression de notre sincère reconnaissance pour le bon accueil qu'il nous a toujours fait.

Nous tenons également à remercier M. le docteur Descroizille, de l'Hôpital des Enfants-Malades, à qui nous devons nos connaissances en médecine infantile, et M. le docteur Bucquoy, médecin honoraine de l'Hôtel- Dieu, qui a bien voulu nous faire profiter de son expérience.

M. le docteur Broca, professeur agrégé, chirurgien assistant à l'hôpital Trousseau, après nous avoir appris dans le service du docteur Lannelongue la pratique

ES difficile de la chirurgie infantile, a bien voulu nous donner les indications nécessaires et un bon nombre des observations qui nous ont permis d'entreprendre ce travail. Nous sommes heureux de lui exprimer ici notre vive gratitude ; nous ne saurions oublier ce qu'il a fait pour nous.

À M. le professeur Tillaux, chirurgien de l'hôpital de la Charité, commandeur dé la Légion d'honneur, nos plus sincères remerciements pour le grand honneur qu'il nous a fait en acceptant la présidence de cette thèse.

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SIÈGE. — ÉTIOLOGIE. — BACTÉRIOLOGIE

Avant d'aborder l'étude des phlegmons péripharyngiens, il nous semble indispensable de rappeler rapidement ici en quelques lignes la disposition des vaisseaux lymphatiques du pharynx et celle des ganglhions péripharyngiens, qui seront le point de départ de ces suppurations qui vont nous occuper ; cela nous paraît d'autant plus nécessaire que cette disposition anatomique explique - partaitement les divisions des abcès péripharyngiens en plusieurs types caractérisés par une marche et une évolution dissemblables, et nécessitant aussi des traitements excessivement variables suivant les cas.

Le pharynx et l'isthme du gosier présentent à considérer deux groupes ganglionnaires principaux, l'un considérable, l'autre plus petit, mais non moins im-

[e] — portant, surtout dans le bas-âge, à cause des déductions pathologiques.

Premier groupe des ganglions laléraux. — Ce groupe ganglionnaire important est assez étendu; il est, d'autre part, [a continuation de la chaine ganglhonnaire carotidienne dont il représente la partie la plus élevée; il est d'ailleurs réuni aux autres ganglions carotidiens par des vaisseaux lymphatiques qui, partis de ceux-ci, aboutissent à ceux-là. Le ganglion le plus élevé de ce gros groupe latéral du pharynx est reporté un peu en arrière, vers l'angle de cet organe, et repose sur la portion la plus élevée du muscle constricteur supérieur. Il reçoit tout un groupe de vaisseaux lymphatiques qui, après avoir tiré leur origine de la muqueuse du pharynx dans la région correspondante, s'unissent pour former trois ou quatre gros troncs qui vont en dehors, se réunissent à ceux de la face supérieure du voile palatin et traversent l’aponévrose pharyngienne pour aboutir au ganglion. Il est, en outre, en relation avec d’autres ganglions du même groupe allant jusqu'à l'apophyse styloïde. Les autres vaisseaux lymphatiques se comportent d'une façon analogue par rapport aux ganglions suivants.

Parmi les gangiions de ce groupe, nous devons encore rappeler ceux qui, situés en arrière de la màchoire, portent le nom d’angulo-maxillaires, car ils sont souvent le siège des adéno-phlegmons d'origine pharyngienne.

La chaine ganglionnaire se termine, au moins pour

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