‹ Contribution à l'étude des abcès péripharyngiensChapitre 4 sur 24 · JO · texte numérisé non relu

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ce qui nous en intéresse, par les ganglions qui se trouvent sur les parties latérales de l'os hyoïde et plus bas, au niveau de la bifurcation de la carotide primitive en carotides externe et interne. Quelques-uns de ces ganglions plus petits semblent s'isoler un peu de la direction générale de la chaîne avec laquelle ils restent cependant en communication et se dirigent en avant, le long de l'os hyoïde, et vers les parties antérolatérales du larynx; là ils communiquent d'uñ côté à l’autre par des vaisseaux lymphatiques. Ces ganglions pourraient à la rigueur être considérés à part comme formant un petit groupe antérieur.

En résumé, ce groupe important des ganglions latéro-pharyngiens reçoit les lymphatiques venus de la muqueuse du voile du palais, des amygdales palatines et des parois latérales du pharynx. Remarquons en passant que ces vaisseaux et ganglions lymphatiques vont se trouver largement et intimement en rapport avec le tissu cellulaire de l'espace maxillo-pharyngien dans lequel, nous le verrons tout à l'heure, il pourra se former d'abondantes collections purulentes.

Deuxième groupe des ganglions postérieurs ou rétro-pharyngiens. — Ces ganglions symétriques, vus pour la première fois par Tortual (1846), et étudiés depuis en détail par Gillette (fhèse de Paris 1867), sont aujourd'hui bien connus. Ces ganglions reposent de chaque coté de la ligne médiane sur le muscle grand droit antérieur de la tête entre lui et la paroi postérieure du pharynx, ils vont souvent en dehors

RENTE jusqu'au contact de la carotide interne et communiquent largement par des vaisseaux lymphatiques avec la chaine ganglionnaire carotidienne. Ces deux groupes symétriques postérieurs semblent exister toujours ; mais ils sont plus volumineux, dit Gillette dans le bas âge et dans l'enfance que chez l'adulte. Jonesco, chez l'adulte, les a cependant vus atteindre une longueur de deux centimètres et demi.

Ces ganglions reçoivent les lymphatiques des amygdales pharyngiennes et de la muqueuse de la partie postérieure du pharynx et surtout du pharynx nasal.

Nous voyons donc en somme que les ganglions péripharyngiens peuvent se diviser en deux groupes, un médian, un latéral, et que le groupe latéral envoie des prolongements jusque vers la partie antérieure. On a beaucoup discuté sur cette division des ganglions ; on a voulu ne considérer, au point de vue pathologique, que des ganglions latéraux, disant que le groupe postérieur n'est pas médian. À prendre les choses au pied de la lettre, sans doute le groupe postérieur n'est pas absolument médian puisque les ganglions y sont placés symétriquement de chaque côté de la ligne médiane; mais, outre que ce serait un peu arguer sur les mots, nous croyons qu'il y a intérêt à considérer ce groupe comme médian postérieur, car il l’est et doit le rester pour le chirurgien qui aura à intervenir dans l'abcès rétro-pharyngien. Vouloir faire rentrer ces ganglions postérieurs dans les deux groupes latéraux, c'est arriver droit à la déduction de M. Phocas (Se-

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