‹ Contribution à l'étude des abcès sous-phréniquesChapitre 24 sur 24 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. Les abcès sous-phréniques ne sont pas aussi rares qu’on le pense communément ; en ces derniers temps, la littérature médicale s’est considérablement enrichie sur ce point.

Il. Ils constituent une maladie spéciale et, comme tels, possèdent une symptomatologie propre. Si le diagnostic en est parfois difficile, c’est qu'aucun signe n’est pathognomonique. D’autre part, il peut se faire que les symptômes locaux appartenant en propre à l’abces sousphrénique se bornent à la douleur et au phlegmon épigastrique.

III. L’étiologie pathogénique reconnaît tantôt une cause locale (propagation par contiguité), tantôt une infection veuue de loin (propagation par voie lymphatique, sanguine).

IV. Nous divisons les abcès sous-phréniques d’après leur siège en intra- et extra-péritonéaux; d’après leur contenu, en gazeux et simples. Leur évolution se fait en deux

LÉPTOREE périodes : l’une abdominale, autre thoracique ; la symptomatologie et le diagnostic en sont tout différents.

V. Les abcès sous-phréniques doivent être opérés d’urgence. Il n’y a pas d'opération de choix ; suivant la prédominance à l’abdomen ou au thorax, on emploiera l’une ou l’autre des méthodes décrites. Nous préconisons cependant la voie parapleurale transdiaphragmatique, avec incision de drainage en un point du creux épigastrique où l’on ne lèse pas la plèvre. Elle possède les avantages de la voie transpleuro-diaphragmatique sans en avoir les inconvénients.

VI. La guérison s'obtient par rétraction et cicatrisation de la poche purulente. Le drainage à la Mickulicz nous paraît un excellent moyen pour obtenir plus vite ce résultat.

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