‹ Contribution à l'étude des abcès sous-phréniquesChapitre 23 sur 24 · MR LA · texte numérisé non relu

MR LA

dans le bout supérieur, pénètre dans le cæcum. Derrière l’ampoule, on voit sourdre du pus. Un trajet fistuleux part de cette région, et, passant derrière le foie, va aboutir dans la vaste collection sous-diaphragmatique,

OBSERVATION XIV (Awtopsie.)

(Barlow, London med. Gazette, mai 1845.)

Femme de trente-neuf ans, entrée à Guy’s Hospital Le 26 octobre 1844. Huit mois auparavant, elle avait été soignée pour une gastrite alcoolique, dont elle parut guérir. Il y a quatre mois, elle fut reprise d'accidents gastralgiques et de vomissements qui furent améliorés par un traitement approprié, lorsque, il y a quatre jours, elle ressentit une douleur intense dans le côté gauche et à l’épaule gauche, avec une sensation de suffocation imminente qui persista pendant quarante-huit heures.

Phénomènes thoraciques normaux à droite. À gauche, au-dessous de l’angle de l'omoplate en avant et en arrière, son tympanique, respiration amphorique, tintement métallique. Ces signes sont perçus jusqu’au-dessous de l'extrémité antérieure des fausses côtes à l’épigastre,

Mort le 13 novembre.

Autopsie. — Le diaphragme est refoulé jusqu’à la quatrième côte ; deux perforations de l’estomac, l’une au niveau du cardia, l’autre sur la paroi antérieure, font communiquer la cavité gastrique avec une poche pleine de pus et de gaz fétides.

OBSERVATION X V (inédite).

(Due à l’obligeance de M. le professeur agrégé Rollet).

Abcès sous-phrénique médian extra-péritonéal sans origine connue.

M, vingt-six ans. Pas d’antécédents héréditaires. Pas d’antécédents personnels ; santé excellente dans son enfance, aucune

manifestation de tuberculose.

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Il y a trois ans, le malade étant au service militaire, a souffert d’un violent point de côté droit au niveau des fausses côtes ; cette douleur restait localisée sans irradiations d'aucune sorte. En même temps, le malade s’aperçut d’une grosseur en ce point. Le malade resta un an à l'hôpital

Depuis son retour, cette douleur se calma, ne reprenant que quatre ou cinq jours par mois.

Pendant ces périodes, douleur intense toujours au même point, inappétence, fièvre,

Cet état dura jusqu’au 1° mars 1898.

À cette époque, aucune réaction cutanée ne s'était produite. Des cataplasmes sont ordounés par un médecin. Environ quinze jours après, la peau s'enflamme, rougit ; il se forme deux ouvertures à la pointe de l’appendice xiphoïde, par où s'écoule du pus. L'état général baissant, le malade entre à l'hôpital de la Croix-Rousse.

A l'examen actuel (1° juin 1898), on constate à la pointe du sternum une peau violette, sphacélée, avec deux ouvertures fistuleuses à 3 centimètres l’une de l’autre, par où s'écoule du pus. Le pus sort en plus grande quantité au moment de l'inspiration, ce qui fait porter le diagnostic de collection purulente sous-diaphragmatique.

L'intervention décidée est faite immédiatement. On tombe après incision sur une grande poche d’où s'échappe une grande quantité de pus mêlé de sang.

À l’explorativn digitale, on sent une coque fibreuse formant la paroi de l’abcès. Les recherches ne conduisent sur aucun point osseux dénudé.

Le pansement est refait tous les deux jours. Du pus s'écoule en grande quantité.

L'état général va s’améliorant,.

Pas de fièvre.

Le malade sort guéri le 26 juin.

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OBSERVATION XVI (inédite). — Awtopsie.

(Due à l’obligeance de M. le professeur agrégé Vallas).

Abcês sous-phrénique, consécutif à un abcès du foie.

Le malade entre à l'hôpital présentant des signes de collection purulente dans la région hépatique droite, Ponction est faite dans le sixième espace intercostal; pus rouge brique. Au niveau de la ponction, M. Vallas lui fait une pleurotomie, et le bistouri arrive sur la face supérieure du diaphragme sans rencontrer de pus. Pas de pleurésie. Tamponnement de la plaie à la gaze (23 août 1895),

Le lendemain, incision du diaphragme à travers le cul-de- sac pleural. Immédiatement s'écoule une abondante quantité de pus. L’'incision est agrandie en dedans, et le doigt explore une vaste cavité remontant sur la face supérieure du foie. Drainage, pansement.

Pendant plusieurs jours, mauvais état général ; dyspnée extrême. Le 28 août, mort dans le colapsus.

Autopsie. — Grande incision médiane de la fourchette sternale au pubis. Les anses intestinales très distendues font hernie et on ne voit rien de la lésion, pas de pus, pas de fausses membranes.

On résèque le plastron sterno-costal. Du liquide citrin s'écoule de la plèvre droite. La paroi antérieure enlevée, on voit le diaphragme fortement bombé, repoussé par le foie. Le poumon droit refoulé est petit. On soulève le diaphragme et la main reconnaît une vaste poche au-dessus du foie, descendant en arrière et audessous de lui, au-devant du rein, en avant de la paroi abdominale postéro-latérale droite : du pus épais Jaunâtre s'écoule et laisse voir de nombreuses fausses membranes purulentes ; la moitié droite de la face inférieure du foie en est tapissée complètement,

Le doigt arrive au niveau de l’incision opératoire. À la partie inférieure et à la limite de la poche purulente il y a quelques adhérences peu solides. Pas de perforation du diaphragme. On enlève

Re,

les organes, Pleurésie interlobulaire droite. Rien aux poumons. Rien à la rate.

Foie très gros, Sur la face antéro-supérieure du lobe droit, abcès du volume du poing, avec une large ouverture déchiquetée, origine certaine de l’abcès sous -phrénique.

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