‹ Contribution à l'étude des accidents de sphacèle consécutifs aux injections sous-cutanées de sérums artificiels adrénalinésChapitre 18 sur 19 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Les injections de sérums artificiels adrénalinés, à la dose de 1 milligramme d'adrénaline dans 250 à 500 grammes de sérum, produisent parfois, bien que d'une façon exceptionnelle, des

accidents de sphacèle assez étendus au point même de l'injec-

tion ;

2° Le sphacèle paraît être sous la dépendance de facteurs multiples.

IL faut tenir compte du volume de l'injection qui, par sa masse même, peut traumatiser les tissus. Il faut surtout incri-. miner la lenteur de l'absorption de la masse injectée qui, pendant un temps prolongé, soumet les capillaires d’une vaste surface cutanée à l'action de vaso-constriction élective de l'adrénaline. de

Enfin, il faut tenir compte du tonus vasculaire du sujet chez lequel l'adrénaline peut exagérer de façon excessive et nuisible

l’état préalable de vaso-constriction périphérique ;

3° Dans ces conditions, il est indiqué de faire séparément les injections de sérum artificiel et d’adrénaline. Cependant, dans le but d'obtenir une absorption plus lente que celle réalisée par voie sous-cutanée avec la solution au 1/1000°, et cela pour rendre continue l’action de l'adrénaline si rapidement épuisée, on pratiquera, soit en des points différents, soit à intervalles,

pou

des injections sous-cutanées de 1/2 milligramme d'adrénaline diluée dans 50 ce. de sérum artificiel;

4° L'injection d’adrénaline exigera au préalable la connais- |

sance de l'état du tonus vasculaire du sujet, chez lequel l'étude de l'indice oscillométrique fournira les indications les plus précises. de.

ENS Vu, BON À Mn Vu: Le Doyen, Le Président, GC. SIGALAS. | D' GUYOT.

VU ET PERMIS D'IMPRIMER : | Bordeaux, le 10 juillet 1928. 4 Le Recteur de l’Académie,

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