‹ Contribution à l'étude des accidents dentaires consécutifs aux malpositions de la dent de sagesseChapitre 15 sur 42 · DE 9 EE · texte numérisé non relu

DE 9 EE

l° Forme normale.

La douleur est le signe essentiel qui domine tout le tableau clinique. Dans la forme typique c’est une souffrance extrêmement vive, prolongée, voir même continue, souvent à renforcements nocturnes. Le maximum douloureux siège au niveau de la deuxième molaire avec, fréquemment, des irradiations vers l’oreille. Le chaud, le froid, les aliments sucrés ou acides l’exacerbent.

A cet élément fonctionnel caractéristique correspond, comme pour la dentinite, une lésion anatomique présentant trois localisations possibles.

A. — Pulpite coronaire.

La cavité siège à la partie toute inférieure de la face distale de la deuxième molaire, cavité profonde, partiellement remplie de dentine ramollie; la sonde s’y enfonce et provoque une douleur atroce lorsqu’elle atteint la pulpe.

B. — Pulpite corono-radiculaire.

La carie, située très bas sur la couronne, s’enfonce également dans la racine. Souvent on aperçoit à peine l’orifice, partiellement masqué par le bourrelet gingival, alors qu’existe en profondeur une très grosse

cavité.

LERIS TE

Nous insisterons sur ces deux formes, surtout sur la dernière. En effet, fréquemment la dent de sagesse horizontale, cause de la pulpite, est située profondément sous la muqueuse, demeurant invisible à l'examen endo-bucal. On doit éviter de considèrer cette carie comme une lésion de cause banale, il est essentiel de découvrir sa véritable étiologie; en effet, le traitement pour être efficace doit porter sur la troisième molaire aussi bien que sur la deuxième. D'où la nécessité d’un cliché radiologique qui permet en outre d'apprécier la forme et l’étendue de la cavité de carie.

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