‹ Contribution à l'étude des accidents dentaires consécutifs aux malpositions de la dent de sagesseChapitre 16 sur 42 · C. — Pulpite radiculaire · texte numérisé non relu

C. — Pulpite radiculaire

C’est la plus intéressante car c’est elle qui pose les problèmes diagnostiques les plus délicats.

Comme pour la dentinite, le miroir, la sonde ne montrent rien; la dent parait saine. On cherche la sensibilité au chaud et au froid. Tantôt la réaction est très nette tantôt elle ne donne que des renseignements douteux.

Suivant les renseignements fournis par cette recherche de la douleur provoquée trois diagnostics différentiels peuvent être envisagés :

a) La réaction douloureuse est nette : la dent de douze ans est évidemment en cause; on pourra penser à une pulpite à rétro; quelquefois un clapier pyorrhéique ou quelques signes d’arthrite sembleront justifier l’hypothèse.

b) L'épreuve est d’interprétation douteuse : on évoque la possibilité d’une synalgie dento-deniaire et les cas sont fréquents où une lésion siégeant sur une autre dent égare le diagnostic.

c) Plus souvent encore, lorsque le malade présente un syndrome douloureux peu net dans ses caractères et dans sa localisation, moins nettement évocateur de pulpite, on pense à un accident muqueux, osseux ou nerveux d'évolution d’une dent de sagesse incluse et c’est la radio faite à cette occasion qui établit le diagnostic exact.

2° Formes cliniques.

A. — La grande crise névralgique.

Elle est marquée par son début brutal, son intensité extrême, la fréquence de ses irradiations multiples. Le malade a souvent de la peine, en raison même de l’exacerbation de sa souffrance, à préciser son siège exact. Des troubles vaso-moteurs se surajoutent. Cette forme est souvent celle qui, par limprécision de son siège, l’importance des troubles annexes sera le plus facilement confondu avec un accident nerveux au cours de l’évolution d’une troisième molaire incluse.

B. — La pulpite chronique.

Là encore les douleurs, souvent intenses, sont fréquemment mal localisées. La recherche de la douleur provoquée est d'interprétation délicate. Comme la précédente cette forme expose aux erreurs de diagnostic.

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