IV. -- THEORIE NEUROTROPHIQUE
A propos d’un cas de rhizalyse que nous avions déjà signalé et qui portait principalement sur la dent de 12 ans, accessoirement sur la dent de 6 ans et qui ne s’accompagnait d'aucune manifestation inflammatoire ou infectieuse, mais de troubles nerveux, BERCHER a invoqué la probabilité d’un processus rneurotrophique.
Quel serait alors le trajet exact de l’arc réflexe ? L’irritation provoquée par l’évolution de la dent de sagesse est-elle recueillie « par les fibres terminales du trijumeau qui forment dans la gencive un plexus aux mailles riches et serrées » (THIBAULT) et transmise au sympathique ou au parasympathique avec comme conséquence des modifications circulatoires régionales entraînant des troubles de nutrition des tissus ? ou bien est-ce un phénomène purement nerveux sans participation vasculaire ? L’état actuel de nos connaissances ne permet pas de le préciser.
En résumé nous voyons que l’étiologie des accidents dentaires de la dent de sagesse suggère de multiples hypothèses qui invoquent des mécanismes très différents.
Il est malheureusement impossible à l'heure actuelle d'accorder la préférence à l’une ou l’autre pathogénie; mais, quelle que soit la théorie, on est obligé de constater que toutes présentent un caractère commun essentiel : elles reconnaissent l’exis-