OBSERVATION VI
Mme X.., douleur spontanée, prolongée, très vive de la dent de douze ans, inférieure droite avec otalgie ; la malade ne peut dormir.
La recherche de la douleur provoquée au chaud et au froid est positive.
À la percussion : sensibilité légère.
ENS. |, eut #
À l’examen endo-buccal : aucune cavité de dentinite ou de pulpite.
A la radiographie : dent de sagesse incluse en pleine évolution, dirigée obliquement ; elle vient toucher la deuxième molaire qui ne présente aucune image de carie.
On met un arsénieux sur la dent de douze ans ; la patiente revient cinq jours après ne souffrant plus.
OBSERVATION VII (Communiquée par M. le Docteur L’HIRONDEL.)
Mme E. de L.., vient consulter le 28 octobre 1929 pour des névralgies faciales siégeant dans tout le domaine du trijumeau gauche. Ces névralgies sont continues avec paroxysmes. Les traitements médicaux n’ont donné aucun résultat et on en arrive à incriminer les dents ,en particulier un bridge étendu de la deuxième molaire inférieure gacuhe à la deuxième prémolaire inférieure gauche.
Le bridge à la percussion ne révèle aucune sensation douloureuse ; les apex sont silencieux à la pression. Aux agents thermiques la deuxième molaire semble réagir faiblement.
C’est la radiographie qui indique la vraie cause de la névralgie : le bridge est construit sur dent vivante et il existe une pulpite de la deuxième molaire, occasionnée par la dent de sagesse en position horizontale ; on voit nettement sur la radiographie l’image de la carie coronoradiculaire.