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tibia avec formation d’un troisième fragment. Nous voyons que nous pouvons rencontrer toutes les variétés anatomiques des fractures spiroïdes.
Les fractures isolées du tibia se voient surtout chez les jeunes. Ce sont des fractures sous-périostées (M. et J. Grenéet en signalent 11 cas). Breitner fait remarquer combien il est difficile, souvent, de voir le trail de fracture sur les radios de face et que ceux-c' s'étendent quelquefois sur une grande longueur de los. |
OBS. — M. P..., 38 ans, débutant, constitution très forte, poids : 105 kg. Chute à faible vitesse au moment d’un virage. Fracture spiroïde du tibia avec fracturé haute du péroné. Le déplacement était très grand el & exigé une ostéosynthèse au fil d’après la méthode dé Danis suivi de plâtre. Guérison normale. re
OBS. — Mlle S., 14 ans. Sur neige glacée, dure, un de ses skis butte contre une pierre et se met en travers de l’autre. Chute violente en avant, perte d’un ski. Vive douleur dans la jambe droite, qui l'empêche d« se lever. Transportée en luge. À la radiographie on constate une fracture spiroïde du tibia isolé sans déplacement. Guérison parfaite sous plâtre.
TI resterait à signaler comme le fait Braine et Goury une fracture basse transversale des deux os de: la jambe due, d’après ces auteurs, à une hyperflexion. Ces auteurs ainsi que E. Agnel les ont observées dans les chutes survenues en position très avancée, comme on la voit dans le saut du tremplin.
Les rares observations isolées de fractures partielles
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du plateau tibial ou des condyles fémoraux n’offrent qu’un'intérêt très réduit. Les fractures ouvertes sont rares et le plus souvent secondaires et dues au transport du blessé. L'infection est rare par.la neige de haute montagne comme nous l’avons déjà vu.
Nous voyons donc que les fractures caractéristiques des accidents du ski sont la fracture malléolaire externe et les fractures spiroïdes du tibia. Elles sont toutes produites par un mécanisme de torsion.