‹ Contribution à l'Etude des Accidents du SkiChapitre 15 sur 22 · DAT · texte numérisé non relu

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fracture du coccys publiés par M. et J. Grenet (2), Mock (5), Knoflach (8). |

Nous ne ferons que-citer les fractures de côtes et celles de l’omoplate, de la clavicule, etc. pour passer en revue les fractures siégeant au membre supérieur.

A part quelques fractures de l’humérus, toutes dues au mécanisme indirect; nous trouvons assez souvent des fractures de l’extrémité inférieure du radius; elles se font par chute en avant, le bras étendu, ou par chute en arrière, sur la main tenant le bâton, donc dans les deux cas par une hyperextension de la main.

OBS. — M. Ge... 18 ans; excellent skieur. Alors qu’il faisait une descente, par mauvaise condition de visibilité (tempête de neige) il sort de la piste et se trouve freiné par de la neige lourde; chute en avant violente sur son bras droit. Il s’en suit une fracture de l’extrémité inférieure du radius.

Nous avons déjà signalé les fractures de la base du pouce, aui est typique pour les Allemands, qui nomment cette lésion « le pouce du skieur ». Il est à noter qu’en dehors des lésions du pouce, on trouve assez souvent des fractures des autres métacarpiens. Ces fractures se font toutes par une hyperflexion de la main crispée sur la poignée du bâton.

Au membre inférieur se localisent environ 80 % des fractures des accidents de ski. Nous irons même plus loin et dirons, qu’à part quelques cas, elles siègent toutes sur le tibia et sur le péroné.

Presque tous les auteurs citent des cas de fracture. du fémur ; c’est plutôt par la gravité de la lésion, qu:

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par sa fréquence, que l'attention est attirée. Il est un fait, que la plupart de ces fractures sont des fractures diaphysaires spiroïdes, par torsion, avec un grand déplacement des fragments, souvent compliqué d’un troisième fragment. Quelques fractures diaphysaires obliques et cervico-trochantériènnes, faites par mécanisme direct au cours de gros traumatismes, ont été vues aussi. Breiner prétend qu’il y aurait une nette recrudescence de ces fractures chez les skieurs et que ce phénomène serait dû aux pistes de descentes toujours plus rapides et dangereuses. Malgré tout, elles restent des exemples rarés et isolés.

La fracture malléolaire externe, fournit Ia grande masse des fractures du ski. M. et J. Grenet, comme nous avons vu relèvent 55 fractures du péroné, dont 52 malléolaires sur un total de 136 gros traumatis mes. On peut dire, d’après les autres statistiques qu’elles forment la moitié des fractures du ski et Knoflach trouve que a fracture de la malléole externe atteint comme proportion celle des entorses du coude-pied.

La fracture de la malléole péronière se fait le plus souvent par un mécanisme d'arrachement. Elle est au fond un degré supérieur de l’entorse au point que très souvent ces deux lésions sont confondues et que la fracture passe inaperçue. C’est généralement une fracture basse, à 2-3 cm. de la pointe de la malléole ; le trait de fracture se fait transversalement ou obliqu?ment vers le bas et en dedans. Il y a rarement dans ce

cas, de gros déplacements des fragments.

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OBS. — M. B..., 38 ans, voulant exécuter un « christiania », à trop faible vitesse, sur la piste; fait un mouvement d’ «€ arraché ». Le ski aval s'enfonce sous la poussée dans la neige, se bloque et c’est la chute en avant qui produit une adduction forcée du pied dars cette position. B.…., examiné peu après, on constate une fracture de la malléole externe. Ee.trait.ie fra: ture est presque horizontal. | Souvent, celte fracture pourra se compliquer d’u2 arrachement partiel du ligament latéral interne du ‘genou. ‘ya Rarement nous avons vu se produire le mecanis me d’éclatement par pivotement de l’astragale; il en résulterait des fractures bimalléolaires par abduction et subluxation en arrière du pied. Mais ces lésions

sont rares contrairement à ce que prétend Vidal-

Maquet, de même que les fractures de Dupuytren (un cas signalé par M. et J. Grenet).

Les fractures-type de la jambe sont les fractures spi-

roïdes, par torsion, siégeant à l’union du tiers moyer

et inférieur du tibia. Chez l'adulte, elles s’accompagnent de la fracture haute du perroné. Mais Braïne et Goury ont décrit des fractures hélicoïdales du tibia avec des fractures basses du péroné, que l’on trou-

verait dans les chutes survenues en position de

« stem ». Knoflach publie un cas semblable : chute

en position de chasse-neige exécuté à trop grande vitesse, fracture spiroïde accompagnée ji fracture

basse du péroné des deux jambes à la fois.

Le trait de fracture est souvent en Y ou en bec de flûte, dirigé vers le bas, ménaçant dé percér la peau.

Quelquefois nous aurons un vrai éclatément du

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