RAPPEL DE TECHNIQUE
Contrairement à la croyance générale, le ski n’est pas un sport neuf. Nous n’insisterons pas ici sur l’historique du ski qui se perd dans la préhistoire, puisqu’on a retrouvé dans le Yalma (Asie Septentrionale) des skis fossiles. Cet instrument a été de tous temps le mode de locomotion hivernal des pays nordiques. Par contre, il nous a semblé indispensable de faire quelques rappels techniques pour la compréhension des différents traumatismes.
Il nous faudra décrire les accessoires : skis, fixations, bâtons ; puis nous arrêter à la technique des mouvements essentiels comme le chasse-neige, le « stem-bogen », le « christiania » et le « télémark ».
LE ski. — Le ski est une longue planche mince, symétrique, relevée’ à son extrémité antérieure en forme de spatule. La surface glissante est creusée d’une rainure longitudinale en son milieu ; ses angles latéraux ou « carres » sont tranchants et actuellement incrustés de lames d’acier. En outre, le bois est incurvé dans sa longueur pour augmenter sa souplesse et sa flexibilité ; quant à sa longueur, elle ne doit pas excéder la hauteur qu’atteint son possesseur, le bras
‘ tendu.
LA FIXATION. — Au « point d'équilibre » du ski
AOC
prend place la fixation. La variété de fixation n’a qu’un intérêt technique pur et nous ne ferons que signaler son principe. Que ce soit. le système Huitfeld, Berg, Alpina, etc, le but reste le même : maintenir la chaussure adhérente au ski, empêcher tout mouvement latéral et permettre au pied un certain degré de flexion et d’extension. Il est à remarquer que la différence entre la fixation « paral-
lèle », qui laisse au pied une grande liberté, et celle
dite « diagonale >» qui limite au maximum les mouvements, a une importance en ce qui concerne le genre de lésions qu’elles peuvent provoquer.
LES BATONS. — De longueur variable, le bâton ne doit pas dépasser la hauteur de l’aisselle du skieur qui s’en sert. La poignée est garnie d’une boucle en cuir où s engage le poignet et son extrémité inférieure, pointue, est garnie d’une rondelle qui constitue son point d'appui sur la neïge. Le bâton est fait soit de ‘noisetier, de bambou, de roseau d’Inde et récemment en duralumin.
Le reste de l’équipement doit remplir deux conditions : préserver du froid et de l’humidité tout en restant ample et pratique, pour l'exécution des mouvements.
En ce qui concerne la technique, nous ne nous arrêterons pas aux différentes Ecoles de ski ou Méthodes de ski. Que ce soit la technique suisse, ou celle de l’Arlberg, ou encere celle de l'Ecole française, il est certains mouvements qui restront l’A.B.C. du skieur, quelle que soit la méthode qu’il adoptera après. Comme nous verrons que ce sont justement les débutants qui nous fournissent la majorité des
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