‹ Contribution à l'Etude des Accidents du SkiChapitre 4 sur 22 · RARE TER · texte numérisé non relu

RARE TER

lésions, il nous suffira de décrire deux ou trois mouvéments simples pour avoir la clef de la DIRBEU des mécanismes de ces lésions.

pi GA marche sur le plat et les différents pas de montée n ‘offrent pas d'intérêt pour nous. Nous commencerons par le « chasse-neige »; position qui est à la base de la majorité des traumatismes typiques.

Le skieur, qui amorce une descente, les « lattes » parallèles, . va, peu à peu, s’accroupir en écartant

Fig. 1) : Œig. 2

fortement les talons, de facon à obtenir la position représentée (fig. 1). Les skis, formant ainsi un V, restent à plat, et chacun d’eux supporte un poids égal. Ceci constitue un freinage actif en ligne droite. Pour les traversées obliques d’une pente ce ne sera que le ski aval qui prendra cette position et qui, de ce fait, sera plus chargé. Ces mouvements demandent un gros effort musculaire de toute la jambe. En, même temps ils placent les articulations de la cheville et du genou (flexion et rotation interne) dans une position défectueuse pour résister à un sup-

plément d'effort.

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Si maintenant, dans cette position initiale, le skieur porte progressivement son poids sur l’un de ses skis, ce dernier va faire gouvernail. Il en résultera un changement de direction. Nous obtenons alors le

« virage chasse-neige >» où « stem-bogen ».

Le skieur va pouvoir évoluer par ce moyen dans toutes les directions. Nous insistons sur le fait que tous ces mouvements demandent beaucoup de force mais sont, par contre, exécutés à des vitesses très réduites.

Le « christiania » tout au contraire, est une rotation brusque de tout le corps : les skis doivent rester parallèles. En- trace directe, le skieur accroupi va se

redresser. pour alléger ses « lattes » puis le haut

de son corps effectuera une rotation en sens inverse de celle du virage; en même temps il s’accroupira en portant tout le poids du corps en arrière. La partie postérieure des skis va déraper jusqu’à ce que le ski entier se trouve perpendiculaire à la ligne de pente : c’est la « contre-vis >». On obtiendra le même résultat par un mouvement moins brutal en effectuant une rotation du corps dans le sens du virage et en déchargeant l’arrière des skis.

Le « télémark >» s'obtient par l’avancée très forte d’un ski en légère obliquité. Le poids du corps va se porter entièrement sur ce ski qui, comme un gouvernail, va faire changer la direction de la marche.

Ces virages sont exécutés avec beaucoup moins d'effort, mais à une vitesse bien supérieure aux précédents.

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L'ETIOLOGIE

Aù point de vue étiologique des accidents de ski, il faut considérer trois facteurs généraux : le nombre des skieurs, le genre de ski pratiqué et l’âge des adeptes de ce sport.

Les statistiques, faites un peu partout, montrent à quel point le ski est devenu le sport des masses au moins dans les régions où l’accès des champs de neige est facile. Knoll, Angerer, Gebhardt, Lazorthes, Vidal-Maquet sont d’accord pour dire que depuis 1914 cette croissance était en moyenne de l’ordre de 1 à 10 et plus encore dans certains centres.

En ce qui concerne le genre de ski, il faut tenir compte de l’évolution qu’a subie la conception de ce sport. Autrefois il ne consistait qu’en un moyen de tourisme qui permettait aux fervents de la montagne de poursuivre en hiver leurs longues randonnées. Les Norvégiens d’abord codifièrent le ski de fond, et de saut. Introduit en 1870 en Europe Centrale, il dut s’adapter aux nouvelles conditions de terrain (pentes beaucoup plus rapides). Bientôt devait naître le ski de descente, le ski des compétitions de vitesse. À l’heure actuelle, la majorité des skieurs, ne connaissent que la descente toujours plus rapide, et plus difficile. C’est ainsi que les stations des sports d'hiver ont facilité le plus possible les moyens de

montée par des funiculaires, des téléfériques, des

monte-pentes, etc, qui déchargent des centaines de skieurs par heure au sommet des pistes de descente.

Un point important est constitué par l’âge du skieur. Ce qui fait l'attrait du ski c’est qu'il est à la portée de tous les âges. Nos champs de neige se peuplent d’enfants aussi bien que de vétérans dépassant la cinquantaine. Toutefois M. J. Grenet’ a raison en disant que la majorité des skieurs sont des adultes jeunes. Nous verrons plus tard que ce sont les débutants de tout âge et les skieurs d’âge moyen qui payeront le plus lourd tribut aux accidents.

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