‹ Contribution à l'Etude des Accidents du SkiChapitre 6 sur 22 · ARNO TS · texte numérisé non relu

ARNO TS

PSS FA

dent : celle déterminée par un accident antérieur, très fréquente aussi. CAE

La fatigue joue un rôle prépondérant dans la genèse, des accidents. M.-et J. Grenet insistent sur le fait que bien souvent le blessé avoue ne pas s’être senti « en forme » pour la descente; cette fatigue peut avoir plusieurs causes : manque total d’entraînement, surentraîinement, exagération de l'effort. C’est là qu’intervient le danger des remontées trop faciles en téléfériques ou autres moyens; suivant l'expression de Breitner « on ne peut en avoir assez » et au lieu de savoir sagement se reposer on recommence sans cesse.

Enfin il faut incriminer dans certains cas une alimentation insuffisante pour lutter contre le froid et la déperdition de calories qui, comme nous l’avons signalé, est énorme. Un mot pour condamner l'abus d'alcool sous prétexte de lutter contre le froid. Nous avons observé personnellement des cas de défaiïllances brusques, en pleine course, dus à lalcool. L’accidenté résume la crise par deux symptômes : « jambes coupées » et « vision noire » rendant la chute inévitable. ; |

Nous n’insisterons pas sur la psychose de la vitesse, de la bravade et de la vantardise, autant de pièges qui guettent le skieur non averti.

Toutes ces causes agissent en amoindrissant la résistance organique et physique de l'individu; mais on voit que toutes ces causes peuvent être écartées: par le skieur lui-même. Ce ne sont donc pas là les

plus importantes.

Meter

Il. — Causes inhérentes de la pratique du ski

Là encore nous serons obligé de prendre en considération trois facteurs essentiels : l'équipement, le

terrain et la technique.

L'équipement.

Nous l’avons vu, le choix de l'équipement est de première importance. Les skis trop longs, trop courts et souvent aussi trop lourds, quand il s’agit d’une femme, vont entraîner de sérieuses difficultés dans la réalisation des mouvements. Ces skis peuvent être déformés et empêcher leur glissement normal; les carres usés ne vont plus permettre une stabilité suffisante dans les pentes raides et entraîner la chute par dérapage. |

Lazorthe, Grenet, Braine, Vachelli insistent, avec raison, sur l'importance de la fixation. Nous résumerons les différents points de vue en disant que l’idéal se trouve dans une fixation diagonale soudant intimément le pied au ski avec un étrier de sécurité cédant à de trop grands efforts de tractions ou de torsions. Mais de telles fixations sont d’un réglage très délicat qui n’est pas à la portée du débutant. Celui-ci préfère fixer sa chaussure « à fond » +: pour aue le ski obéisse mieux aux impulsions du pied. |

Les bâtons eux aussi devront avoir une longueur

pratique. Les trop longs vont s’accrocher en arrière,

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