CT PE
Mais, par suite de la résorption progressive du tissu osseux du rebord alvéolaire qui se produit avec l’âge, surtout après la disparition des dents voisines, la loge de la dent incluse ne sera plus séparée de la cavité buccale que par une mince couche de muqueuse, et la moindre ulcération de celle-ci réalisera l’ouverture de sa cavité péricoronaire. L’extraction de la deuxième molaire pourra aussi permettre la pénétration de l'infection, mais ce sera surtout à la faveur d’une ulcération produite par un appareil de prothèse (particulièrement chez les édentés porteurs d’appareils complets dont les ressorts contusionnent toujours plus ou moins la muqueuse gingivale), que les germes pourront pénétrer dans la cavité péricoronaire. Ils produiront alors des phénomènes de péricoronarite analogues à ceux que l’on constate dans les cas d’éruption vraie, consécutifs à l’évolution de la dent elle même. |
La différenciation doit être bien établie entre ces accidents d’éruption plus ou moins tardive et les accidents de désinclusion ; tout en reconnaissant une symptomatologie sensiblement identique, ils diffèrent cependant par leur mode de production. Et si, grâce aux conditions anatomiques et phylogénétiques que nous avons envisagées, les premiers sont les plus fréquents au maxillaire inférieur, la majorité des accidents constatés au niveau de la dent de sagesse supérieure sont imputables aux phénomènes de désinclusion.
De ce fait, leur étiologie sera un peu différente Tandisqu’au maxillaire inférieur, dans le plus grand