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nombre des cas, les accidents se produisent à l’âge ou se fait l’éruption de la dent, c’est-à-dire entre 18 et 25 ans, au niveau de la dent de sagesse supérieure ou les constatera plus fréquemment à un âge avancé. C’est alors en effet que les conditions produisant la désinclusion : chute des dents, résorption des parois alvéolaires, port d’un appareil prothétique, se trouveront le plus facilement réalisées.
Quant aux autres facteurs étiologiques, tels que le sexe, la race, le côté, l’absence de statistique ne permet pas d'établir s’ils sont intéressés dans la fréquence des accidents au maxilaire supérieur, comme ils le sont pour le maxillaire inférieur ; il semblent bien cependant qu'ils doivent être moins directement mis
en cause.
En résumé, l'examen de ces diverses théories pathogéniques nous permet de constater que, quelque soit le mécanisme mis en cause, les conditions favorisant la production des accidents, sont infiniment plus marquées au maxillaire inférieur.
C’est ainsi que toutes les dispositions spéciales à celui-ci que nous avons envisagées :
Particularités anatomiques de l'os lui-même dont la diminution chez les races civilisées, ne laisse pas à la dent de sagesse une place suffisante pour évoluer entre la deuxième molaire et la branche montante,
Laxité de la muqueuse gingivale à ce niveau, permettant la formation du capuchon muqueux de Redier,
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Présence du cul-de-sac rétro dentaire en arrière de la deuxième molaire et obliquité constante de la dent de sagesse mis en cause par Capedont,
Insertion sur le maxillaire du masséter et du ptérygoïdien interne, muscles se trouvant de ce fait rapidement intéressés par la diffusion de l'infection,
Facilité pour cette infection développée au niveau de la dent de sagesse de se propager à l'articulation temporo-maxillaire et au plancher de la bouche,
En un mot, tous les facteurs qui expliquent la production des accidents au maxillaire inférieur et les raisons de leur gravité fréquente, ne se retrouvent pas au maxillaire supérieur...
Aussi est il bien admis qu’on les constate beaucoup plus rarement au niveau de ce dernier (dans la proportion de une fois sur 10 ou 20 cas d’après Heydenreich et la plupart des auteurs), et qu’ils y atteignent rarement le même caractère de gravité.
Pour nous, les acidents d'évolution véritables, explicables par ces diverses théories pathogéniques, sont rares au niveau de la dent de sagesse supérieure, et nous admettons que la grande majorité des cas constatés sont des accidents de désinclusion, réalisés à la faveur du mécanisme que nous avons décrit d’après Fargin-Fayolle. -
Mais, quel que soit leur mode de production, ils restent, comme les accidents de la dent de sagesse inférieure, toujours dus à la péricoronarite consécutive à l'infection directe de la cavité folliculaire par les
germes pathogènes.
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