‹ Contribution à l'étude des accidents dus à l'évolution de la dent de sagesse supérieureChapitre 23 sur 25 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I — On peut observer, au niveau de la dent de sagesse supérieure, des accidents qui, de même qu’au niveau des troisièmes molaires inférieures, sont, le plus ordinairement dus à l’évolution vicieuse ou à l'inclusion.

II. — Par suite des dispositions anatomiques très différentes, ces accidents, plus rares, sont aussi généralement beaucoup moins graves.

III. — Par leur étiologie et leur pathogénie, ces accidents ne diffèrent pas essentiellement de ceux provoqués par la dent de sagesse inférieure et, comme eux, sont sous la dépendance d’un seul facteur : l'infection, mais l’évolution clinique en diffère notablement. Dans le plus grand nombre des cas, ces accidents semblent être non des accidents d'évolution véritables, mais des accidents de désinclusion, dus à la mise en communication accidentelle avec le milieu buccal de la cavité péricoronaire d’une dent incluse souvent depuis

longtemps tolérée.

© IV. — La possibilité de l'existence d'une dent incluse doit toujours être envisagée par le dentiste ou le stomatologiste, en présence d’ulcération ou de suppuration prolongée dans la région des molaires, accompagnées ou non de complications inflammatoires ou nerveuses, de trismus ou d’envahissement ganglionnaire, surtout chez un édenté porteur d’appareil de prothèse.

V. — La recherche des commemoratifs, l’exploration soigneuse au stylet de tous les trajets fistuleux ne devra jamais dispenser, dans ce cas, d’un examen radiographique, qui seul pourra éclairer complètement le diagnostic et faciliter le traitement opératoire.

LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE Vu : BÉRARD, LE Doyen, Jean LEPINE Vu et permis d'imprimer :

Lyon, le 28 Novembre 1923.

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