‹ Contribution à l'étude des Accouchements Prématurés ArtificielsChapitre 2 sur 38 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

A l'heure où, grâce à la découverte des agents antiseptiques, au perfectionnement en quelque sorte illimité des instruments, surtout à l’habileté des praticiens, le vent opératoire semble souffler sur l’obstétrique comme sur le reste de l’art médical, nous voulons, mêlant notre voix à d’autres plus autorisées qui nous serviront d'appui, revendiquer pour des procédés plus modestes la part que d'autres, plus brillants, voudraient leur enlever. La défaveur où l’accouchement prématuré artificiel menace d’être plongé nous semble un peu imméritée car lui aussi a bénéficié des nouvelles découvertes et s’est amélioré.

C'est ce que nos recherches et nos observations personnelles tendront à prouver au cours de ce travail. Il semblerait superflu de retracer l'historique de l'accouchement prématuré artificiel, cette question ayant été traitéesouvent

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et d’une façon très complète, mais il nous à paru bon de. rappeler brièvement quels furent ses partisans et ses détracteurs. Après un exposé rapide des procédés usités autrefois ou encore en usage actuellement nous expliquerons plus longuement celui de Krause que nous avons suivi en développant les motifs justifiant notre choix ainsi que les circonstances qui le nécessitent. Des observations inédites prises à la maternité Sainte Anne de Lille, viendront dans une troisième partie nous prêter appui ainsi que les résultats obtenus en France et à l'Etranger. Nous avons groupé autant que les recherches ont pu nous le permettre ce qui semblait justifier nos conclusions.

Nous exprimons nos regrets, au moment d'entrer dans la carrière médicale, de ne pouvoir offrir les premices de nos travaux à notre cher grand-père, le docteur Defaye, ancien professeur à l’école de médecine de Limoges, Dieu L a FR RAA à lui avant qu’il ait eu la douce satisfaction de nous voir à sa suite dans cette profession qu'il aimait tant et qu'il a si bien remplie. Nous offrons à sa chère et vénérée mémoire le témoignage de notre affection toujours vive. Nous nous efforcerons de suivre ses exemples afin de devenir à notre époque ce qu’il était à la sienne : praticien d’une douceur et d’une charité exquises, clinicien d’une honorabilité et d’une distinction parfaites.

Ge travail, clôture de nos études médicales, nous a été inspiré par M. le professeur Eustache, professeur de elinique obstétricale à la faculté libre de Lille, qui nous a donné une nouvelle preuve de sympathique dévouement

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en nous guidant dans nos études et dans nos recherches.

Nous sommes heureux de lui témoigner ici toute notre re-

connaissance.

\ Au début de notre carrière, nous sentons le besoin. d'exprimer notre gratitude aux maitres de la Faculté libre

de Lille dans les services desquels nous avons puisé nos

principes. Nous remercions surtout MM. les professeurs Augier, Desplats, Duretet Guérmonprez qui nous ont plus particulièrement donné desavantes lécons auxquelles nous nous efforcerons de rester fidèles.

A nos maitres de la faculté de Paris, auprès desquels nous avons passé quelque temps, nous offrons aussi l’hommage de notre reconnaissance ; tout particulièrement à M.

le professeur Gilbert-Ballet qui, en de nombreuses cireons-

tances, nous a donné des preuves du plus bienveillant in-

térêt.

Que M. le professeur Tarnier qui a bien voulu honorer de sa présidence notre modeste thèse, nous permette de lui exprimer notre respectueuse gratitude.

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