‹ Contribution à l'étude des Accouchements Prématurés ArtificielsChapitre 35 sur 38 · CT · texte numérisé non relu

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Nous pouvons done nous glorifier d'occuper la pre=, mière place. Si nous considérons chez nous les progrès réalisés nous voyons la mortalité fœtale s’abaisser de 60°/. avec Léé à 25 °/, avec Champetier en 1888 à 26 °/ avec Tarnier en 1895, 15°/, à la même époque avec Porak. Notre moyenne est à 14°/, et nous pouvons espérer que le mouvement commencé continuera et que les résultats s'amélioreront de plus en plus.

Nous croyons pouvoir attribuer notre supériorité sur nos voisins à la plus grande émulation donnée en France par l’organe de la presse qui généralise les perfectionnements apportés par les maîtres et mis en œuvre partout. Chacun dans sa sphère s’est efforcé de rendre meilleur encore le procédé du voisin, chacun a voulu s'attacher à enlever les imperfections qu'on lui signalait et c'est ainsi qu’on a pu arriver à des résultats pareils. L'art des opérateurs et la découverte de l’antisepsie sont venu s’accorder pour rendre la mortalité maternelle nulle aujourd’hui.

Nous ne parlerons point ici de cette antisepsie rigoureuse dont nous avons dit quelques mots au chapitre des inconvénients et qui est en usage et enseignée dans toutes les maternités. Quel que soit le procédé mis en œuvre, la désinfection des mains des opérateurs et des instruments, le lavage des organes maternels par des solutions antiseptiques suffisent à écarter les dangers d'infection si redoutés autrefois.

L'abaissement de la mortalité fœtale qui a été encore plus sensible est dû à bien des causes dont nous pouvons

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aussi être fiers. Les perfectionnements apportés dans les procédés ont eu pour but d’abréger de plus en plus la longueur du travail. Or, dans les accouchements prématurés pour rétrécissement du bassin, les complications dues aux mauvaises positions, aux procidences du cordon ou des muscles sont assez fréquentes; lorsqu'on diminue le travail on diminue donc la période durant laquelle le fœtus peut souffrir et on obtient ainsi un enfant plus vigoureux, qui peut être facilement ranimé ou n'avoir pas besoin de soins autres que ceux exigés par son état avant terme.

Les soins qu’il demande à cette époque consistent en une température constante assez élevée et une nourriture qui doit lui être donnée lorsqu'il n’est point assez fort pour se nourrir lui-même. Le gavage remplit cette dernière indication à laquelle on a peu souvent recouru. C’est à Tarnier qu'on doit le moyen de conserver le nouveau-né dans un milieu approprié à sa nature par l'invention de sa couveuse en 1883. C'est là, sûrement, la découverte qui a le plus contribué à abaisser la mortalité fœtale. Nous n’en voulons pour témoin que le tableau donné par M. Pauvard quelque temps après l'emploi du petit appareil.

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