‹ Contribution à l'Étude des Adénomyomes des Cornes UtérinesChapitre 5 sur 17 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Peu nombreux sont les faits publiés sur les adénomyomes siégeant au niveau des cornes utérines.

… Pourtant, comme nous venons de le dire, dans notre introduction, ces tumeurs présentent un intérêt assez important autant au point de vue de leurs caractères qu'au point de vue des troubles annexiels qu’elles occasionnent.

: souvent, trouvailles opératoires, et autopsiques, si cependant on a soin d'examiner méthodiquement un utérus enlevé pour fibromatose ou pour lésions annexielles, on rencontrerait, peut-être plus souvent qu'on ne le suppose, des petites tumeurs au niveau des cornes.

On comprend, du reste, très facilement que des tumeurs d’un si petit volume puissent passer souvent: inaperçues, alors qu’il existe simultanément des lésions utérines et annexielles considérables.

De caractère tantôt inflammatoire (les salpingites

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blennorragiques sont, le plus souvent, accompagnées) tantôt myomateux, ces tumeurs étaient presque inconnues en France jusqu'en 1900.

Le Professeur Pozzi mentionne simplement la salpingile nodulaire.

Il est le premier, en France, qui fait mention, dans son «Traité de Gynécologie » (4° édition, 1907), de l'existence des adénomyomes de l'utérus dont il résume brièvement l’histoire.

Raymond, dans sa thèse (1895), parle des nodosités isthmiques sans faire allusion de celles siégéant au niveau des cornes utérines.

Quelques relations anatomiques pures ont été faites en Allemagne par Chiavri (1887) « Zeistchift fur Heilkand Bd VIIL » Ricklinghausen en parle également dans ses mémoires.

Une variété inflammatoire des tumeurs des cornes ultérines, est décrite par « Schauta æ Jay! et Cohn, dans leur important article de la « Revue Gynécologique dé 1901 » prétendent que cette origine inflammatoire est fréquente. &

Ils incriminent, comme cause habituelle, le gonocoque.

Franqué cite ne nombreuses observations d'après lesquelles il aurait {trouvé des adénomyomes des cornes utérines sur. nombre de prostituées alteintes de blennorragie.

Le premier travail sur les fumeurs des cornes utéri-

nes et ayant un caractère adenomyomateux a.été publié

par Chiari en 1887, L'examen analomopathologique de

sept cas lui permit de défendre l’origine inflammaloire,

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Brouardel (thèse de doctorat, 1865), relate trois observalions notant-l'existence des nodules, soit sur le trajet extra-ulérin des trompes, soit dans la portion interstilielle. Kugelman (Congrès de Chirurgie de Copenhague), considère Éomme exsudal paramétrique les nodosités rencontrées à l'extrémité utérine de la trompe.

En 1888, Schauta publie dix-huit cas et inIste sur la bilatéralité et la symétrie de ces tumeurs.

Il en distingue deux variétés. ;

1° Une variété ayant la structure des adénomyomes.

2 Une autre caractérisée par une : infiltration embryonnaire. |

Leur origine serait inflammatoire.

Ricklinghausen, étudiant vingt et un cas, en 1891. considère ces nodosités comme des s adénomyomes et des cystadénomes.

Il distingue également deux variétés

1° Les adénomyomes durs et blancs ;

2 Les adénomyomes félangieetäsiques angiomateux.

Auvray, dans son article de la « Revue Gynécologique de 1912 », « Les adénomvyomes tubaires », publie neuf observations dans lesquelles il relate la présence. des nodosités à la portion utérine de la trompe, et au niveau des cornes utérines. L'examen histologique de ces neuf cas à prouvé la nature adénomyomateuse des tumeurs Leur volume ne dépassait guère la grosseur d'une noisette. Des lésions annexielles existaient dans tous ces cas.

Cullen, dans son volume de 1920 consacré aux tumeurs des cornes utérines en fait une étude complète

et remarquable.

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